Pour en finir avec la guerre sans fin, reconnaissance de la Palestine !

En Palestine, l’histoire se répète. Avec une main de maître, Tsahal a provoqué le Hamas, en assassinant un de ses chefs, Ahmed Jabari, qui était en train de négocier une trêve. Les 3 morts du lendemain, le jeudi 15 novembre n’ont servi que de prétexte… L’opération « Pilier de défense » n’a donc rien d’une réaction spontanée ou d’une décision prise sous le coup de l’émotion. Il s’agit en réalité d’une opération mûrement réfléchie par l’appareil d’État israélien qui a profité du relâchement de la tutelle US du fait des élections américaines pour mettre la « communauté internationale » devant le fait accompli. Autant dire que Tsahal n’acceptera de reculer que quand les objectifs qu’elle s’est fixée auront été atteints. Faut-il pour autant se lamenter de notre impuissance ? Bien au contraire, la France peut et doit parler d’une voie forte. Lire la suite

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Réélection d’Obama : Et maintenant ?

Par Johann CESA (42)

Malgré un déficit de 8 millions de voix par rapport à 2008, Barack H. Obama a été réélu le 6 novembre dernier, barrant la route au candidat républicain Mitt Romney. Il convient de se satisfaire de ce résultat qui voit la victoire du candidat le moins pire opposé à celui qui avait l’étiquette du parti conservateur, de ses chrétiens fanatiques, de ses faucons et de ses Tea Parties, collée dans le dos. C’est la victoire du candidat des minorités soutenu par la principale fédération des syndicats de travailleurs face au candidat de Wall Street et des 1% d’Américains les plus riches.

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Une droite austéritaire et fascisante a fait main basse sur la Hongrie

Par Julien Guérin (77)

Ce pays d’Europe de l’Est ne se trouve pas souvent au centre de l’actualité internationale mais la situation sociale et politique, les entorses répétées à la démocratie et la réhabilitation des pages les plus sombres de son histoire, nous conduisent à nous intéresser à la Hongrie. Cet Etat illustre parfaitement la radicalisation des droites européennes ainsi que la faillite totale du social-libéralisme. Capitalisme sauvage, triomphe d’une nouvelle bourgeoisie enrichie grâce aux privatisations, répression et criminalisation des mouvements sociaux, ordre moral, les maux actuels de la Hongrie révèlent une crise profonde du projet européen et les doutes sur une issue progressiste à cette impasse politique, sociale et culturelle.

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Référendum sur le traité Merkozy !

Sommet de la dernière chance ? :

A l’issue du sommet européen des 28 et 29 juin, les journaux français ne manquaient d’arborer des titres superlatifs anticipant le succès de ce énième sommet appelé prétendument de la dernière chance. Il devait aboutir pour les pays de la zone euro à se doter des instruments financiers leur permettant de se protéger des attaques des marchés financiers sur leurs dettes souveraines. Tous les regards étaient braqués sur le président F. Hollande qui durant la campagne avait conditionné  la réussite de ce sommet à l’introduction d’un volet sur la croissance.

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En Espagne, vive la grève générale !

A force d’entendre les médias clamer que la campagne n’enthousiasme personne et qu’elle n’est qu’une suite d’annonces fumeuses proférées par des candidats en manque de « projet mobilisateur », on va finir par le croire… Mais nos amis d’en haut qui font l’opinion d’en bas, au lieu d’étaler leur scepticisme satisfait d’observateurs impartiaux et de doper par-là même l’abstention, feraient bien de se poser cette question : qui, si ce n’est la presse, peut et doit, en démocratie, élever le débat politique et contraindre les partis, par une interpellation aussi permanente qu’impertinente, à répondre aux aspirations profondes des citoyens ? Nombre de journalistes devraient se rendre compte qu’en vitupérant cette campagne, ils ne font que manifester un peu plus leur vacuité… Il est à ce titre hallucinant de voir que la grève générale qui a secoué l’Espagne du PPE triomphant jeudi dernier n’a en rien bouleversé la rengaine démoralisante de la plupart des titres nationaux. Plus d’un million de manifestants, un taux général de grévistes avoisinant les 75 %, avec des pointes aux alentours de 90 % dans certains secteurs de la fonction publique et … rien ! Les salariés espagnols devront fait mieux s’ils veulent un jour faire les gros titres des journaux française et parvenir à faire mentir la maxime d’inspiration pascalienne que fait sienne la presse aux ordres : « vérité en-deçà de Pyrénées, silence au-delà »…

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En Grèce, c’est notre avenir qui se décide : socialisme ou barbarie !

« Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement. Il n’y a pas le choix, le temps presse ». Cette déclaration de Sarkozy, proférée à l’issue du dernier Conseil des ministres franco-allemands, est passée inaperçue comme jamais une de ses petites phrases ne l’a été. Elle est pourtant lourde d’un sens mortifère pour les peuples d’Europe. Le petit candidat du peuple laisse en effet sous-entendre que la Grèce, en consentant à la cure d’austérité imposée par la capital franco-allemand, sera automatiquement sauvée. Or, comme le rappelle judicieusement Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, « selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques d’austérité s’avéraient efficaces à 100 %, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120 % de PIB national, c’est-à-dire au taux qui était le sien… en 2009, quand tout ce jeu de massacre a commencé » ! En somme, ce que Sarko a dit en lançant de tel propos, c’est que lui et ses acolytes s’évertuent à saigner le peuple grec absolument pour rien !

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Etudiants premières victimes de l’austérité !

L’actuelle crise des dettes souveraines en Europe, issue de la crise financière de 2008, suscite partout son lot de destructions sociales, provoquées par la multiplication à l’infini des plans de rigueurs. En Grèce, en Espagne et ailleurs, la jeunesse est devenue la variable d’ajustement des budgets gouvernementaux. Aux mêmes logiques sont appliquées les mêmes potions qui produisent les mêmes effets : l’austérité amène toujours plus d’austérité. Attaqués non pas d’un bloc, mais les uns après les autres, les systèmes nationaux de protection sociale laissent les populations désarmées et la résignation gagne les consciences autant que l’europhobie.

Aujourd’hui, alors que l’UNEF, le principal syndicat étudiant, revendique à juste titre une politique de relance basée sur l’investissement dans l’éducation, qui passe notamment par la mise en sécurité sociale de la jeunesse, la jeunesse européenne semble résignée à l’avenir qui lui est réservé, avec la précarité comme seul horizon indépassable.

« Les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on a pas menées », nous rétorquerait à juste titre Berthold Brecht.

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