Grenelle 2 : tout va très bien, madame la Marquise

Alors que le Parlement examine à partir d’aujourd’hui le Grenelle 2, le retour de l’environnement, le gouvernement nous sérine sa chanson traditionnelle : tout va très bien. Pourtant il faut que l’on vous dise. On déplore un tout petit rien. Un incident, une bêtise. La mort du Grenelle 1. Les promesses tenues en 2007 ont été oubliées les unes après les autres. Il faut dire que Jean-Louis Borloo n’est pas vraiment du genre courageux. Devant la pressions des lobbys, le « New Deal écologique » s’est transformée en « ça commence à bien faire ». Terminée la réduction massive de pesticides pour ne pas perdre l’électorat des agriculteurs. Oublié la transparence des coûts en énergie des produits vendus qui, si elle ne permettait pas de mettre en place des « circuits courts », démontrait au moins l’absurdité des milliers de kilomètres traversés par un yaourt.

En même temps, on comprend bien que la droite aurait eu du mal à défendre la recherche du profit maximum et à lutter dans le même temps contre l’agriculture intensive et les marges indécentes des supermarchés. On comprend qu’il est difficile de privatiser EDF et GDF puis de demander que la manière dont est produit l’énergie (éolien, nucléaire, gaz, etc.) soit décidée en fonction de critères politiques et non financiers. Les bons sentiments ne pèsent pas bien lourds face à l’idéologie libérale.

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Pour une véritable révolution agricole.

Par Florent Haspel (69)

Avril, Mai, Juin, Juillet, Août, le temps des semences et des moissons est de retour et nous aurions presque oublié qu’il y a environ 6 mois, a eu lieu une grève massive suivie par 50% des producteurs de lait, selon l’Association des producteurs indépendants. Cette grève était totalement justifiée : le prix du lait payé aux producteurs avait diminué de 40% en un an pour atteindre 300 euros la tonne, alors que le prix de revient -c’est-à-dire les coûts réels de production- sont évalués à 260 euros par tonne en moyenne. Ceci ne laisse plus beaucoup aux producteurs comparés bien souvent, dans l’agrobusiness contemporain, à de vrais chefs d’entreprises ? Sauf qu’aujourd’hui, pour un agriculteur français, on est loin des 20% de marges susceptibles de lui garantir « une protection », en cas de caprice climatique notamment, et de lui assurer un revenu « décent » ne dépassant que rarement le SMIC…

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Tout ça pour ça ? De Londres à Copenhague, le capitalisme pyromane est un piêtre pompier…

Par Jean-François Claudon (75)

« Pour réduire un peu le[s émissions de] CO2, il faut en brasser de l’air »… Le jeu de mot qui ouvre la 1ère page du Canard enchaîné du 16 décembre n’est pas loin de la vérité quand il résume la conférence sur le climat de Copenhague à la somme des vains discours qui s’y sont succédés. Hugo Chavez a peut-être été encore plus précis. En réponse à l’échec de la conférence, la président vénézuélien a lancé aux dirigeants des grands pays capitalistes cette phrase provocante qui n’en est pas moins pleine de sens : « si le climat était une banque, vous l’auriez déjà sauvé » ! Il est vrai que ces pays, qui ont dépensé, sans contre-partie de la part des banques banqueroutières, des milliers de milliards pour sauver les responsables de la crise financière, semblent bel et bien incapables de faire le moindre effort pour sauver la planète. Sauver les banquiers avant la banquise ? Sauver l’économie mondiale avant la planète elle-même ? Ce sens des priorités laisserait songeur n’importe quel salarié.

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Document : « Les pays développés tentent de perpétuer leurs modèles de production et de consommation insoutenables »

Déclaration spéciale sur le changement climatique approuvée lors du VIIIème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA)

1.    Les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique – Traité de commerce des peuples, réunis lors  de son VIII° Sommet, qui s’est déroulé à La Havane, Cuba, du 13 au 14 décembre 2009, ont convenu de réaffirmer la Déclaration spéciale sur le changement climatique adoptée lors du VII° Sommet de l’ALBA-TCP, à Cochabamba, Bolivie, le 17 octobre 2009.

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Donner du sens au développement durable

Par Ernest Simon (44)

Les socialistes ont longtemps sous-traité la question écologique aux « Verts ». Aujourd’hui, nous nous retrouvons tous confrontés à un concept fourre-tout de « développement durable ». Ce concept est défendu par l’ensemble du spectre politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. Chacun le colore à sa façon : de la planification écologique à gauche à la croissance verte à droite.

Les socialistes doivent donc élaborer leur propre conception du développement durable. Et ils ont pour cela une double légitimité à le faire.

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Le nucléaire : un cadeau empoisonné pour les générations à venir

Par Tunjaï CILGI, AF du MJS 64

L'énergie miracle ? Vous êtes sûr ?On a longtemps cru que l’énergie nucléaire était l’ « énergie du futur », la solution adéquate contre le réchauffement de la planète. Certes, la production d’électricité par l’énergie nucléaire n’émet pas de gaz carbonique. Mais elle génère des déchets hautement dangereux pour l’existence humaine et l’environnement, notamment à cause de leurs radioactivités.

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Universités d’été : Unité spécial

L’offensive socialiste vous présente le dernier numéro d’Unité, son bulletin mensuel, à l’occasion des universités d’été du Parti Socialiste et du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) à la Rochelle, du 28 au 30 août 2009.

Au sommaire :

Relocaliser la production, une contribution aux débats qui nous animent au sujet de la double exigence environnementale et sociale.

Un congrès offensif, préambule au futur congrès du MJS qui va se dérouler à l’automne.

Retrouvez également l’édito de ce mois ainsi qu’une présentation de notre mouvement.

Bonne lecture et bons débats à la Rochelle.

Unité n° 24

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