Référendum sur le traité Merkozy !

Sommet de la dernière chance ? :

A l’issue du sommet européen des 28 et 29 juin, les journaux français ne manquaient d’arborer des titres superlatifs anticipant le succès de ce énième sommet appelé prétendument de la dernière chance. Il devait aboutir pour les pays de la zone euro à se doter des instruments financiers leur permettant de se protéger des attaques des marchés financiers sur leurs dettes souveraines. Tous les regards étaient braqués sur le président F. Hollande qui durant la campagne avait conditionné  la réussite de ce sommet à l’introduction d’un volet sur la croissance.

Engagements de campagne :

François Hollande affirmait durant la campagne présidentielle qu’il ne ratifierait pas en l’état le traité budgétaire, dit Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), sans l’avoir renégocié de façon « substantielle ». Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation :

  1. La possibilité pour la BCE de prêter directement aux Etats de la zone euro
  2. La mise ne place des euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement
  3. Et des mesures de relance de la croissance

Qu’en est-il vraiment ? :

Ce énième sommet européen n’a permis en réalité d’aboutir à aucun des trois points clés. En effet, ni la possibilité pour la BCE de financer directement les États, ni la mise en place des euro-obligations, ni un pacte de croissance digne de ce nom n’ont été retenus à l’issue de ce sommet.

En revanche, il y a eu accord sur les plans de recapitalisation des banques espagnoles et italiennes, et sur la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) qui interviendra pour réduire la pression sur les Etats attaqués. Mais le MES ne pourra pas être financé directement par la BCE. Il devra se financer sur les marchés. Et son intervention à la demande d’un Etat sera conditionnée à la signature d’un « mémorandum » de soumission à la Troïka (commission, BCE, FMI). L’Etat en question subira le sort de la Grèce.

Comme à chaque sommet, les banques sont sauvées, les marchés rassurés quant aux peuples ils sont relégués à l’austérité.

Plan d’enfumage :

Quant au plan de relance de 120 milliards d’euros. Les 60 milliards proviennent  de fonds structurels « redéployés » qui sont des sommes déjà votés et programmées pour 2012-2013. S’agissant de l’autre moitié, ce sont des prêts hypothétiques de la Banque Européenne d’Investissement pour des « grands projets » d’investissements « privés » dont on ne connaît encore rien. Ce n’est donc pas un plan de relance mais plutôt un plan d’enfumage pour faire accepter la pilule amère du TSCG par les peuples européens. Il ne faut donc pas de ratification « rapide » par le Parlement de ce Pacte Budgétaire. Il faut un débat public.

L’austérité contre la relance de la consommation populaire :

Comment peut-on penser un instant qu’il faut réduire les dépenses publiques pour relancer la consommation populaire ? Certains veulent l’austérité et la croissance, c’est comme bloquer les salaires et vouloir que les salariés consomment plus.

La relance avec de l’austérité c’est comme un chauffe-plat branché dans le congélo. L’un des deux lâchera à un moment. Il y a des bonnes dettes et des mauvaises dettes. Celles qui servent à investir pour les infrastructures publiques, l’école, les hôpitaux, les services publics… sont des bonnes dettes et celles mauvaises qui servent à compenser les manques de recettes dues aux baisses d’impôts des personnes et des entreprises les plus riches. Il ne faut pas attendre la relance pour augmenter les salaires mais il faut augmenter les salaires pour relancer et faire rentrer des recettes.

Refusons ce Pacte budgétaire :

Rejetons ce Pacte Budgétaire qui porte l’austérité. Il alourdit les restrictions budgétaires et les sanctions inacceptables. Le Parlement serait privé de l’un de ses moyens indispensables, la maitrise du budget de l’Etat, pour relancer la consommation populaire, répondre aux nécessités impérieuses et aux urgences. Après avoir privé les Etats de la maitrise de leurs banques centrales avec le Traité de Maastricht, ce Pacte budgétaire priverait les Etats de la maîtrise de leur budget. Par ailleurs, il s’oppose profondément à la Constitution française et confie à la Commission européenne, qui n’a rien de démocratique, le soin d’infliger des restrictions et des sanctions aux Etats qui ne respecteraient pas les dispositions.

Référendum :

En conséquence, le peuple français doit être consulté par référendum. Les citoyens doivent pouvoir exprimer leur avis sur un sujet particulier qui les concerne au plus haut point. Le gauche ne peut pas, ne doit pas laisser passer ce traité qui porterait un coup dur au changement car il reviendrait à accepter la politique de Sarkozy et Merkel qui plonge un peu plus chaque jour les Etats européens dans la crise et pousse l’Europe à l’explosion.

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One Response to Référendum sur le traité Merkozy !

  1. mayer says:

    quels ont les députés qui seraient eventuellement prêts à refuser de voter le pacte budgétaire ?
    merci de me répondre rapidement

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