Le changement commence dimanche

Par Marlène COLLINEAU (49)

Dix ans que la Gauche n’a pas gouverné. Dix longues années où le pouvoir réactionnaire en place s’est exercé à détruire tout ce que le peuple détenait de plus beau, les libertés individuelles et collectives. Dix longues années où la liberté et le soutien étaient réservé aux plus riches, aux plus grandes entreprises, aux « amis » qui, pourtant, n’ont jamais été dans le besoin. Car elle est là la terrible et cinglante réalité : la Droite penche du côté de celles et ceux qui n’ont aucune difficulté tandis que la Gauche se range, toujours, du côté des salariés qui n’ont  que leur force de travail  à vendre pour vivre, et qui se lèvent, jour après jour, qui triment, année après année, pour gagner une poignée d’euros par heure là où d’autres s’enrichissent en dormant.

D’abord, élire un Président.

L’enjeu, le seul enjeu de l’élection présidentielle est d’élire un Président de Gauche qui constituera un nouveau gouvernement. Assurément, ce gouvernement se placera du côté du salariat. Assurément, il sera dans le camp du progrès social. C’est la pluralité des membres du gouvernement ainsi formé, son unité qui le lui permettra. C’est sa diversité qui le poussera à trouver de nouvelles propositions, d’audacieuses solutions qui permettront, dès demain, de redonner dignité à ces milliers de femmes et d’hommes qui souffrent depuis trop longtemps du chômage, de l’exploitation salariale, de la précarité, du temps partiel et de la déqualification.

 Ne nous perdons pas en querelles inutiles.

La Gauche a toujours su démontré que seule son unité conduisait à la victoire des travailleuses et des travailleurs, que seule sa ténacité permettait de faire progresser l’ensemble de la société. En 1936, le Front populaire, poussé par les grandes grèves de Juin, inventait les congés payés et actait une hausse généralisée des salaires. En 1981, la gauche unie abolissait la peine de mort, régularisait tous les travailleurs sans papiers, créait l’impôt sur les grandes fortunes. Plus près de nous, la gauche plurielle organisait la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires et mettait en place la couverture maladie universelle.

Ne doutons pas de nos dirigeants. Ne doutons pas de nous.

La Gauche de gouvernement saura se réinventer, saura débattre, saura résoudre les problèmes sociaux auxquels nous sommes confrontés. Parce qu’elle en a l’impérieux devoir, parce que nous serons vigilants, mais aussi parce qu’elle en a envie. Elle rétablira le dialogue social avec les organisations salariales. Elle négociera avec sa majorité parlementaire. Elle ne pourra rester sourde aux revendications de la rue, aux revendications des travailleurs qui, depuis toujours, descendent dans la rue pour pousser les gouvernements progressistes à faire plus, à faire mieux, à faire plus vite.

Ne nous trompons pas d’enjeu.

Dès dimanche, nous élisons le Président de la République. Dès le premier tour, nous marquons un coup d’arrêt à la politique réactionnaire que nous subissons depuis trop d’années. À chaque étape, sa nécessité, son obligation. Celle de chasser la Droite, d’abord. Celle d’élire François Hollande, qui a fait part de sa volonté d’être le nouveau Président de la République française. Plus tard, nous confierons à nos députés une tâche ardue mais nécessaire, celle de former une majorité large, sous la bannière de la gauche unie, une majorité confiante en son gouvernement mais vigilante. Le dernier tour, comme toujours, sera social. Il se jouera dans la rue. Le peuple ne faillira pas à son rôle, à son intransigeance vis-à-vis de la politique menée par la Gauche. Et nous serons de ces intransigeants.

À chaque étape, son obligation.

Mais procédons en ordre. Commençons par installer les conditions du changement, les conditions de l’espoir populaire, de la victoire du mouvement social. Les conditions d’un changement que nous attendons depuis dix ans. Dix longues années à attendre. Dix longues années à subir les choix du camp adverse. Nous ne pouvons plus attendre. Les Français ne peuvent plus attendre. Pas une semaine de plus. Dès le premier tour, votons François Hollande. Le changement commence dimanche.

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