Un forcené à l’Élysée

Alerte rouge ! Plan vigipirate au niveau « écarlate » ! Un forcené annonce qu’il va sévir ! Il a l’intention de frapper notre pays en plein cœur ! Il envisage même de s’en prendre à tout le continent. Et il a fait savoir qu’il ira jusqu’au bout… Non, non, vous n’y êtes pas. Il ne s’agit pas d’un nouvel apprenti-djihadiste empêtré dans son obscurantisme. Ni d’un nazillon se prenant pour un surhomme. Le forcené est un homme dans la force de l’âge monté sur talonnettes. Il est tout petit, il est bourré de tics, il a l’œil mauvais et gesticule tout le temps. Le problème, c’est que ce dangereux personnage qui menace la nation et l’ensemble des salariés européens n’est pas M. Tout-le-monde : c’est Nicolas Sarkozy, le candidat-pyromane qui se prend pour un président-pompier. C’est un cas psychiatrique très lourd. Lors de la présentation de son programme hier, le « candidat du peuple » a montré qu’il n’avait rien à lui dire si ce n’est que qu’il constituait en toute modestie son seul rempart viable face aux maux qui le menace. Jusque là, rien de plus qu’un bon gros déni de réalité, classique dans ce genre de pathologie mentale qu’on appelle couramment le bonapartisme. Mais le forcené est allé bien plus loin en affirmant comme si de rien n’était la « nécessité » pour l’Espagne de « baisser les retraites et de diminuer les salaires ». Boum ! La bombe est lâchée ! Car l’Espagne ne constitue en rien une cible isolée pour cet incendiaire professionnel : dans son esprit malade, c’est toute l’Europe, à commencer par la France, qui devra être passée au lance-flamme des exigence de la finance de marché. Attention, danger ! Il faut le mettre hors d’état de nuire !

Le forcené de l’UMP, dont un des joies perverses consiste à foutre la trouille à tout le monde, a évoqué, dans son discours-programme qui n’en était pas un, « l’incapacité [de l’Espagne] à être au rends-vous des engagements pris » auprès des institutions européennes et la « hausse faramineuse des taux d’intérêt » de la dette. Rien que cela ! Au moment où il est de bon ton de parler de solidarité communautaire, le frénétique qui préside aux destinées de la France pour encore un mois -espérons-le !- fait donc cavalier seul et n’a pas honte de déconsidérer un partenaire, au risque de susciter un emballement financier à l’échelle du continent, pour le simple plaisir de montrer ses muscles et …. autre chose ! Il ne fait plus dans le déni de réalité en succombant à ses lubies exhibitionnistes : il faut maintenant parler de délire mégalomaniaque. Sarko, c’est le sale gosse de riches qui, dans la cour d’école, préfère lancer rageusement toutes les billes de ses copains à travers la bouche d’égout plutôt que de reconnaître qu’il n’a a pas la plus grosse collec’. C’est le gosse sadique qui, même en difficulté, trouvera toujours une profonde jouissance perverse à voir les autres encore plus bas que lui. A sa décharge, il faut reconnaître que ça ne lui arrive pas très souvent dans la vraie vie…

Le maniaco-dépressif de Neuilly a donc chaviré hier dans une nouvelle bouffée d’égotisme et de « moi je, moi je » qui font oublier ses déclarations défaitistes sur sa retraite au carmel et sur sa disparition de la scène publique en cas de défaite. Pris dans sa névrose, notre sujet n’a peut-être pas pris conscience du soufflet méprisant qu’il donnait à tout un peuple, si ce n’est à l’ensemble des salariés européens. En effet, les spéculateurs et les requins de la finance ont annoncé il y a quelques mois, par leur intermédiaire « démocratique » que constitue le gouvernement fantoche de Rajoy, la mise en place d’un plan d’austérité titanesque sensé permettre à l’Espagne d’économiser 27,3 milliards d’euros d’économie en 2012 et de limiter son déficit public à hauteur de 5,3 % du PIB (contre 8,51 % en 2011). Les financiers du monde entier, par l’entremise de la marionnette Rajoy, saignent un pays à coup de gel des salaires, de baisse des pensions et des prestations sociales, de coupes budgétaires et de suppression de postes dans la fonction publique et voilà que le libéral frénétique qui nous gouverne trouve que ce n’est pas assez ! Il serait cap’ de faire encore pire, c’est ça ?

Au nom d’engagements qui sont visiblement trop importants pour être communiqués à ces idiots de peuples, Sarko provoque Rajoy et le convie à une course à l’échalote pathétique qui ferait rire si la situation sociale n’était pas aussi critique pour des millions de salariés européens. Par ses formules sur « l’incapacité » de l’Espagne et sur les efforts apparemment insuffisants qu’ont fournis les salariés de la péninsule, le forcené de l’Élysée annonce le début de la guerre civile à l’échelle du continent. L’Espagne n’est pas la Grèce et elle commence même à devenir l’Italie. Quand Sarko considère que les salaires sont trop hauts au-delà des Pyrénées, il annonce par une voie détournée sa volonté de les baisser en-deçà car telle est la spirale de la dette que les banquiers font tourner contre les peuples. Après la Grèce et l’Irlande vient l’Espagne. Immédiatement après, ce sera au tour de l’Italie, puis de la France. En minimisant les effets de l’austérité imposée aux salariés espagnols, le maniaco-dépressif qui fait semblant de nous gouverner et qui cherche à attiser les peurs, ne manifestent rien d’autre que son impuissance et sa servilité face aux marchés financiers qui engraissent ses amis du CAC 40.

Résultat de la course à l’échalote ? Le pompier pyromane de la zone euro, avec ses bouffées délirantes digne des fins de règne les plus pathétiques du passé, a contribué pour sa plus grande joie à l’approfondissement de la crise de la dette souveraine espagnole. En effet, selon Le Monde, « ses déclarations assassines envers Madrid interviennent alors que le pays suscite à nouveau les inquiétudes des investisseurs. La veille, le Trésor espagnol a peiné à emprunter sur les marchés, révisant à la baisse le montant escompté (à 2,6 au lieu 3,5 milliards d’euros) et à la hausse le coût de l’opération ». Au final, les taux des emprunts espagnols à dix ans affichent désormais des rendements à 5,7 % qui sont supérieurs de près d’un demi-point à ceux de l’Italie. Et dire que les économistes bien-pensants s’escrimaient depuis des mois à expliquer au bon peuple que la crise des dettes souveraines était dernière nous et que la France ne pouvait plus être touchée en raison des nombreuses réformes qui avaient déjà été accomplies…

Mais les choses sont comme elles sont. Les spéculateurs seront toujours des spéculateurs, la droite sera toujours de droite et Sarko sera toujours aussi instable. Les premiers en voudront toujours plus, assujettis qu’ils sont à la loi de l’auto-accumulation de la valeur. La droite fera toujours payer la crise aux salariés en multipliant les plans de rigueur qui soutiennent les taux de profits de ses donneurs d’ordre. Bref, l’austérité promue par les droites européens fragilise les situation financières des État et en font des proies toute trouvées pour les marchés financiers en recherche permanente de profits sûrs et garantis sur facture. Et Sarko dans tout cela ? Il n’est qu’un épiphénomène, c’est vrai. Il ne vaut pas plus que tous les larbins de la finance qui ont été placé à la tête de la Grèce, de l’Espagne ou de l’Italie. Mais il est le plus frénétique, le plus insultant envers les peuples, le plus incontrôlable de toute la bande, surtout depuis que Silvio s’est fait remercier ! Mégalo-Sarko, par ses bouffées délirantes, donne le prétexte rêvé aux spéculateurs pour se ruer sur la bête blessée.

Ce forcené est plus dangereux que la peste. Il fait mine de provoquer les ennemis du peuple pour se faire réélire, mais il serait bien en peine de le défendre contre leurs perfides attaques. Ce pompier-pyromane doit être mis hors d’état de nuire dès le 22 avril prochain ! Il faut que les deux candidats de gauche écrasent le libéral intégriste de Neuilly ! Pour nous, un seul bulletin de vote permet de le faire : le bulletin François Hollande ! Son projet n’est certes pas parfait, mais il faut être retors pour attendre de la perfection dans l’élection bonapartisme par excellence. Ce n’est pas une élection démocratique, alors votons gagnant dès le 22 avril ! Une fois que nous aurons détruit de fond en comble ces institutions pourries, nous pourrons voter pour des programmes et des projets de société. Mais pas maintenant ! Deux tours, mais un seul objectif : vaincre Sarkozy et sa bande du Fouquet’s, les mettre en prison ou à l’asile -là où ils ne pourront plus faire de mal- et en finir avec ces institutions bonapartistes qui obstruent la voie des salariés vers le progrès.

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