Editorial Unité n°43

Face à la rigueur imposée à tout un continent,

la jeunesse doit se soulever !

Chômage, précarité et austérité pour le salariat dans son ensemble ; baisse d’impôts, privilèges éhontés et impunité absolue pour les banksters et les spéculateurs de tout poil. La pente naturelle du système capitaliste devient une réalité abrupte dans la France de Sarko la Fraude et dans l’Europe de la panzer-chancelière. Non content de casse méthodiquement les acquis sociaux (c’est leur mission historique, après tout !), les spéculateurs en pleine confiance se permettent d’installer au pouvoir des technocrates retors et des ternes idéologues sans demander une seule seconde leur avis aux peuples. D’Athènes à Rome, ceux-là même qui ont maquillé les comptes, dirigé une agence de notation, ou encore enseigné avec conviction des dogmes libéraux pourtant éculés, se retrouvent désignés, par l’onction de la finance, « maîtres tout puissants » des États pour mieux administrer aux salariés européens la pilule de la rigueur. Au final, bien malin celui qui dénichera une différence entre ces gouvernements d’Union sacrée et les autres gouvernants libéraux et sociaux-démocrates européens. Mis à part la légitimité démocratique, rien ne les oppose. Pour eux, le seul problème de l’heure, c’est le remboursement de la dette et la solution est toute trouvée : la faire payer aux salariés.

Cette dette est en partie illégitime, puisque elle résulte de politiques néo-libérales toujours prompts à diminuer la pression fiscale des plus riches et à faire grimper les intérêts de la dette qui profitent aux mêmes. On comprend que les promoteurs de telles politiques n’aient pas demandé aux salariés leur avis, car ils connaissaient déjà leur réponse… Cette dette-là ne doit pas être remboursée ! Qu’ils l’effacent ! Qu’ils laissent les banques s’effondrer ! En bons libéraux qu’ils sont, les Merkel, Sarko, Monti et autres Papadémos devraient faire confiance à la sacro-sainte autorégulation du marché et aux tours de passe-passe que peut réaliser sa fameuse « main invisible » ! La dette légitime, c’est celle qui construit nos écoles, nos hôpitaux, nos routes, nos bureaux de postes. Cette dette qui permet de réduire les inégalités induites par le système capitaliste doit, elle, être restructurée car son montant, gonflé artificiellement par les politique de baisse d’impôt pour les plus riches, doit être drastiquement revu à la baisse.

En France, le bilan est lourd pour le salariat. Détricotage du code du travail, recul de l’âge de départ en retraite, privatisation de la Poste, hausse des taxes indirectes les plus injustes, non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, déremboursement des soins, autonomie des universités, stigmatisation de la jeunesse… La liste est longue. Sarko incarne, à lui tout seul, le pire de la droite. Il faut en finir. Tout de suite. Pour gagner en 2012, il nous faut deux choses : l’unité de toute la gauche et un programme de redistribution des richesses. La Gauche à son candidat : François Hollande. S’il reprend les aspirations de la jeunesse, nées dans les innombrables luttes menées contre Sarko et sa clique, la victoire sera au bout du chemin.

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2 Responses to Editorial Unité n°43

  1. Fanf Noiret says:

    Dilemme du terrain de bataille :
    Doit on considérer le problème de la dette comme un problème idéologique ou régalien ? Ou, si la solution est un changement de politique ou un changement de gouvernement ?

    Mais avant tout, avons nous les moyens de changer l’un ou l’autre ?

    Nous pouvons contester les choix qui on été fait, mais que reste t’il comme choix maintenant ?

    L’austérité n’est PAS UN CHOIX, et en faire un débat est un dénis !

    Comment répartir l’effort, voilà le débat, un effort justement répartie.
    Ne pas se tromper, nous avons tous un enjeux impérieux à surmonter, nous redonner les moyens de faire des choix que nous n’avons plus…

    Et ça sans nul doute, et juste par soucie de crédibilité, mieux vaut il le faire, sans Sarkozy,
    Nous changerons de gouvernement, mais restons lucide, nous ne changerons pas le système, pas pour l’instant.

  2. Bon courage, car il faut agir dans le sens que vous préconisez et … vite. Chez nous en Grèce, c’est déjà d’autre chose qu’il s’agit …

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