A bas la colonisation en terre palestinienne !

Par Tuncay Cilgi (64)

Tout le monde se réjouit de l’annonce faite par le cabinet du 1er ministre israélien, B. Netanyahou, d’un possible « compromis » sur le prolongement du moratoire relatif à la colonisation israélienne. Il aura fallu que le monde entier « implore » le gouvernement d’Israël pour obtenir la simple annonce d’un tel compromis. Mais qu’à cela ne tienne, il n’y a pas encore une décision définitive du gouvernement israélien de l’arrêt total des colonisations en cours. On n’est certes pas surpris de la décision des autorités israéliennes, qui a subi une pression multiforme, à commencer par celle des États-Unis. Cela dit, on avait atteint en Palestine le paroxysme de l’injustice accumulée. Le gouvernement israélien colonise la Palestine contre le droit international et particulièrement la résolution 242 de l’ONU qui exige « le retrait des forces armées israéliennes de tous les territoires occupés » de la Palestine en 1967 lors de la Guerre des Six Jours. L’État d’Israël détient la bombe atomique contre les traités internationaux. Son armée embrigadée et frénétique a attaqué un convoi naval humanitaire international en haute mer à l’encontre du droit international. Le dernier rapport de la commission d’enquête des droits de l’homme de l’ONU, daté du 23 septembre 2010, accable les autorités israéliennes allant jusqu’à dire qu’il y a des preuves suffisantes pour les poursuivre devant la « justice internationale ».

L’État d’Israël s’ingénie à maintenir un blocus inhumain et indigne encore une fois contre les résolutions internationales, bien qu’il en soit souvent signataire. Un fait récent prouve que la plupart des nations ne peuvent tolérer cet état de fait inique. Dernièrement, le représentant israélien de l’ONU a pris argument du blocus, devant la commission d’enquête, pour justifier l’assaut des commandos israéliens contre la flottille humanitaire internationale qui avait causé la mort de 9 ressortissants turcs. L’argument a été catégoriquement rejeté par les membres de la commission pour le motif que le blocus israélien de Gaza est « hors-la-loi ». Mais les autorités israéliennes veulent faire leurs propres enquêtes sur l’attaque de la flottille. C’est comme si un meurtrier avéré voulait faire sa propre enquête pour trouver les responsables et la raison de son acte…

Revenons au gel des colonisations israéliennes et voyons plus en détail ce que cela veut dire. Le moratoire sur le gel des colonisations des juifs israéliens sur les terres des Palestiniens a pris effet en novembre 2009. Il a pris fin le dimanche 26 septembre, c’est-à-dire 10 mois après. Le gel des constructions, cela veut dire que les autorités israéliennes établissent une interdiction de construire dans des zones (palestiniennes) choisies. Or une construction viable ne se fait pas en un jour. Il faut entre 10 à 12 mois pour construire une maison individuelle. Pour éviter l’interdiction, il suffisait donc que les dépôts de demande du permis de construire se fasse avant le début de l’interdiction. C’est précisément ce qui s’est passé. Les chiffres officiels et les enquêtes sur place des militants pacifistes israéliens montrent que, dans les faits, les constructions n’ont qu’à peine ralenti sur les 10 mois de gel. La décélération est de l’ordre d’à peine 10 % comparé à la période antérieure au gel. Avant l’entrée en vigueur du moratoire, il y avait 2790 logements à divers stade de construction. Ce chiffre est passé à 2577 après l’application du moratoire. Concrètement, les dépôts de demande de permis de construire ont été effectués avant l’entrée en vigueur de l’interdiction. Ainsi, après le moratoire de 10 mois, les chantiers commencés au début arrivent au stade de finition. Le temps d’un marché de dupes et le moratoire est enlevé de sortes que les demandes de permis de construire puissent être de nouveau déposées ! Les autorités israéliennes rétablissent le moratoire, tout en ayant fait montre de leur ouverture d’esprit ! Voilà comment fonctionne la stratégie sioniste de colonisation des terres de la Palestine.

Après ça, Barack Obama « veut » que les Palestiniens siègent à l’Assemblée Générale des Nations Unies en tant qu’«État indépendant ». Qu’est-ce qu’il a d’indépendant ce soi-disant État palestinien ? B. Obama veut-il mettre la charrue avant les bœufs ? Veut-il donner un sentiment de victoire « à la Pyrrhus » aux Palestiniens alors qu’ils n’ont aucune souveraineté de leurs territoires et institutions ? Obama a certes fait un discours offensif, mais sans suite. Il ne proposera jamais un plan d’actions offensives contre les agissements des hors-la-loi nichés au sommet de l’État d’Israël. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et donc pour faire respecter la Charte des droits de l’homme des Nations Unies. Comme il n’est jamais trop tard pour faire respecter les résolutions de l’ONU contre les agissements de hors-la-loi de l’État d’Israël à l’encontre du peuple palestinien. Il n’est jamais trop tard mais le temps joue contre la paix.


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