Editorial Unité Septembre:Pas de compromis, un seul mot d’ordre : retrait du projet Fillon-Woerth !

Par Johann CESA (BN MJS)

Malgré les tentatives de diversions nauséabondes de la bande de Sarko, le 7 Septembre sera la journée centrale pour crier haut et fort nos revendications. En faisant parler la poudre, Sarko ne cherche qu’une seule chose: diviser notre camp social. Ne soyons pas dupes de ces basses manœuvres qui jouent la carte de la discrimination contre des populations fragiles désignées comme des boucs-émissaires responsables de tous les malheurs du monde. Les responsables, ce sont les actionnaires, les banqueroutiers! Ce sont les agences de notations qui forcent le gouvernement à mettre en œuvre l’une des lois d’airain du capitalisme : la privatisation des profits. Pour rembourser les dettes de jeux incommensurables de ses filous de traders, de leur point de vue, il n’y a qu’une seule solution : il faut renforcer le taux d’exploitation de la main-d’œuvre, c’est-à-dire extraire encore plus de plus-value du travail des salariés, précariser, privatiser… Pour les gangsters de la finance mondiale, il est inconcevable que ces centaines de milliards d’euros prélevés de la masse salariale pour payer directement les retraités, leur échappent. Ils veulent nous prendre cet argent pour en faire de la chair à spéculation et, à terme, des grosses  « bulles » qui éclateront en emportant avec elles des milliers de vies humaines. Nos retraites, on y tient ! Vous n’y toucherez pas !

Avant l’été, le gouvernement avait entrepris son fameux « dialogue social » et des dirigeants cédétistes ont cru, comme en 2003, que l’on pourrait amender quelques points du projet de loi. L’expérience est la chose qui se partage le moins, puisque ces syndicalistes à la courte vue, qui n’ont pourtant rien obtenu du patronat en 7 ans sur la question de la pénibilité, sont prêts à sacrifier la revendication centrale de la retraite à 60 ans à taux plein dans l’espoir de grappiller quelques concessions partielles ! C’est ainsi que les apôtres du syndicalisme « réformiste », à l’unisson des dirigeants de droite, entendent défendre le système par répartition ! Résultats ? Ils se sont faits mener en bateau et le gouvernement fonce tête baissée en marchant sur des salariés obligés de rempiler pour 2 ans de plus au turbin! Il n’y a plus de discussion possible. Nous sommes conscients qu’il est nécessaire de réformer notre système de retraites, mais sûrement pas dans le sens des actionnaires et des patrons. Revenons d’abord sur les lois Balladur et Fillon; augmentons les salaires et attaquons-nous au chômage de masse. Seulement après, on discutera, mais Sarko ne sera plus là pour le voir. Il aura été défait. La journée centrale, c’est le 7 septembre! Pas une autre! Même si cette journée n’est pas une fin en soi, elle doit être le début d’une lutte prolongée et continue. C’est la seule occasion pour le salariat de faire taire les propos pétainistes de Sarko et remettre sur le devant de la scène ses aspirations sociales. Sarko veut la guerre?  On va la faire… pour nos retraites !

  

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