Actualité de la Commune, 139 ans après la « Semaine sanglante »

« Sauf des mouchards et des gendarmes / On ne voit plus par les chemins / Que des vieillards tristes en larmes / Des veuves et des orphelins / Paris suinte la misère / Les heureux même sont tremblants / La mode est au conseil de guerre / Et les pavés sont tout sanglants ». La première strophe de la chanson de Jean-Baptiste Clément, La Semaine sanglante, évoque bien l’ambiance mortifère qui régnait à Paris, le 28 mai 1871, il y a 139 ans. Le 21, l’armée versaillaise était entrée par surprise à Paris par la porte de Saint-Cloud. La soldatesque de Thiers  progressa rapidement dans les quartiers aisés de l’Ouest parisien et s’emparèrent même, le 23 mai, de Montmartre, la citadelle inexpugnable -pensait-on- de l’insurrection parisienne. Le mercredi 25, c’est une résistance désespérée qui commence dans les quartiers populaires où les communards s’étaient retirés pour défendre les leurs.

Dès le 22, Delescluze, le délégué de la Commune à la guerre, avait lancé un appel pathétique : « Assez de militarisme, plus d’états-majors galonnés et dorés sur toutes les coutures. Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! L’heure de la guerre révolutionnaire a sonné » ! Après une résistance héroïque, le front cède à la Bastille et le Faubourg Saint-Antoine tombe le 26. Le lendemain, tout s’achève aux canons et au corps à corps et l’on se bat entre les tombes au Père Lachaise. Le 28 mai, la « Semaine sanglante » faisait retentir ses dernières salves sous le Mur des Fédérés, entre l’actuelle rue Timbaud et les rues du Faubourg du Temple, de Belleville et d’Oberkampf, où les derniers combattants furent exterminés. Mac-Mahon, le général qui avait piteusement capitulé à Sedan, pouvait enfin pavoiser et proclamer « Paris est délivré. L’ordre, le travail et la sécurité vont renaître »…

La violence des possédants fut à la hauteur de l’audace de l’insurrection parisienne : 20 000 combattants, peut-être davantage, furent massacrés de sang froid et rejoignirent dans la tombe les 3 à 4 000 communards qui étaient tombés pendant la reprise de Paris par les Versaillais. Dès la chute de Montmartre, on commença à tuer systématiquement. Tout homme trouvé avec une arme, de la poudre sur les mains, qui avait « l’air intelligent » (sic!), ou pire, qui était étranger, furent abattus sans jugement. Puis on mit en place « des abattoirs » où l’on fusillait à la chaîne, parfois même à la mitrailleuse. C’est ainsi qu’est rétabli le prétendu « ordre » des classes possédantes : par le massacre et la barbarie, en laissant des travailleurs fanatisés par la presse aux ordres liquider leurs frères de classe. Combien de militants d’exception tels que l’internationaliste Varlin, reconnu, insulté et finalement assassiné rue des rosiers, tombèrent lors de cette curée ? Combien d’être irremplaçables et d’existences prometteuses furent ainsi fauchés par la réaction ? Combien allait manquer à l’appel quand il sera enfin possible de reconstruire le mouvement ouvrier français après l’amnistie ?

139 ans après son écrasement, la Commune reste bien vivante. Elle constitue un pas décisif de l’humanité dans le sens de sa propre émancipation. De sa libération de l’exploitation économique, sans laquelle toutes les autres formes d’aliénation sont également condamnées. Dans une période où la finance de marché s’en prend directement aux peuples et impose aux Etats de mettre en oeuvre la politique servant au mieux ses intérêts, dans un temps où l’union sacrée des actionnaires, des banquiers et des investisseurs du monde entier détruisent les bribes de démocratie et la notion même de souveraineté populaire que nos ancêtres avaient conquises aux dépends des conservateurs de tout poil, comment ne pas faire le parallèle avec la situation de la capitale martyre qu’était Paris au début de l’année 1871 ? Car, à l’instar des peuples agressés conjointement par les plans d’austérité de leur gouvernement et par les spéculateurs internationaux, Paris était littéralement prise entre deux feux dans ces mois tragiques. Le peuple parisien a su se soulever face à la rapacité des hobereaux prussiens et de leur caste militaire rétrograde qui lui avait imposé un siège harassant, mais il s’est également levé contre la couardise d’un gouvernement de « défense nationale » qui, par crainte de la subversion, organisait la défaite et négociait secrètement avec Bismarck dans son dos. Malgré la rigueur du siège et la famine qui le tiraillait, malgré la misère noire qui l’assaillait, il a osé dire non. Malgré l’échec des tentatives de sortie sabotées par des généraux qui craignaient bien moins l’armée prussienne que lui, il a su redresser fièrement la tête pour clamer son refus de « l’ordre des choses », c’est-à-dire la perpétuation éternelle des privilèges d’une infime minorité. Le peuple travailleur se soulevait enfin contre l’oisif. Comme l’a fait Jules Vallès au début de L’Insurgé, nous ne pouvons que rendre un hommage admiratif « à tous ceux qui prirent les armes contre un monde mal fait et qui formèrent sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs ».

Le 18 mars 1871, en refusant son propre désarmement sur les pentes de Montmartre et en refusant du même coup à Thiers et consorts de s’asseoir dans le trône laissé vacant par la défaite de Napoléon III à Sedan, le peuple parisien s’est lancé dans une aventure enthousiasmante. Sans le savoir, en construisant une république généreuse, démocratique et sociale qui prenait le contre-pied du bonapartisme, il édifiait à tâtons un Etat d’un type nouveau qui, pour la première fois de l’Histoire, n’était pas dirigé pour et par des possédants alors en fuite, mais pour et par les travailleurs. L’Etat moderne, création de la monarchie adaptée ensuite par la bourgeoisie à ses propres intérêts historiques, laissait place à la première ébauche d’Etat ouvrier. Les membres de la Commune, où se côtoyaient petits patrons, artisans, ouvriers, fonctionnaires, intellectuels et artistes, représentaient admirablement la richesse de ce peuple laborieux de la capitale martyre. Dans son activité incessante, poussée en avant qu’elle était par un peuple mobilisé qui comptait bien s’approprier la souveraineté populaire pour qu’elle ne soit plus un vain mot, la Commune a abattu un travail gigantesque. Dès sa naissance, elle a aboli la conscription remplacée par le peuple en arme, elle décrète des moratoires sur les loyers et les dettes. Par la suite, elle a imposé l’interdiction du travail de nuit dans certaines professions. Elle s’est également lancée dans l’organisation d’une véritable assistance sociale, en réformant le Mont de Piété, et dans l’édification d’un système de crédit permettant aux travailleurs de s’associer dans des coopératives. Sur le plan politique, elle a fait des élus des mandataires responsables et révocables et leur a imposé, tout comme aux fonctionnaires, un salaire moyen d’ouvrier. Selon Marx, la Commune a inventé « le gouvernement à bon marché, en abolissant les deux grandes sources de dépenses, l’armée permanente et le fonctionnarisme ».

Grâce à Edouard Vaillant, qui sera plus tard cofondateur de la SFIO en 1905 avec Guesde et Jaurès, elle a mis en place un enseignement général pour tous. Pour le délégué de la Commune à l’enseignement, « il importe que la Révolution communale affirme son caractère socialiste par une réforme de l’enseignement assurant à chacun la véritable base de l’égalité sociale, l’instruction intégrale à laquelle chacun a droit ». Pour ce faire, il fallait que la république soit maîtresse chez elle, ce qui fut fait. Dès le 2 avril, la Commune avait séparé l’Etat de l’Eglise, cette « infâme » qui trompait le peuple en ne lui promettant la félicité que dans l’au-delà, après une vie de souffrance vouée à la valorisation du capital… La Commune a enfin amélioré le sort des femmes plus que ne le firent des dizaines de prudentes réformes « progressistes » au XXe siècle. Les femmes participent avec passion aux discussions dans les clubs, sont nombreuses à rejoindre la Société pour l’éducation nouvelle et obtiennent la création de nombreuses écoles féminines. En outre, il est décidé que les institutrices gagneront désormais la même rémunération que leurs collègues masculins. Tous les féministes -hommes ou femmes- d’aujourd’hui sont les descendants du Comité de vigilance des femmes de Montmartre et de sa célèbre animatrice, Louise Michel. Elle qui voulait « que tous aient l’instruction […], que les champs ne soient plus engraissés de sang ni la boue des trottoirs pleine de prostituée », elle a réussi à imposer par sa force de conviction l’idée que la condition de la femme ne pourra être améliorée radicalement qu’en liant cette cause au combat pour la laïcité et pour l’éducation. Quelle modernité dans le propos de la « Vierge rouge »,   Politiques, démocratiques, sociaux, économiques et culturels ; que de changement en à peine 2 mois ! Car la réaction militariste et cléricale n’accorda à la Commune guère plus de 50 jours pour réaliser son œuvre…

Malgré sa tragique brièveté, que reste-t-il aujourd’hui de cette œuvre à peine ébauchée  ? Que peut encore nous apprendre la Commune en 2010 ? L’expérience de la Commune nous permet tout d’abord de comprendre que la lutte pour un monde débarrassé de l’exploitation capitaliste, matrice de toutes les autres formes d’aliénation, est un combat âpre, sans répit, fait de flux et de reflux. Comment pouvait-on imaginer, à la fin de l’année 1870, qu’un peuple affamé, dans une France désemparée et encore fortement marquée par les séquelles de l’Empire, allait ainsi se lancer « à l’assaut du ciel » ? Marx lui-même dit sa surprise à Kugelmann, dans une lettre du 12 avril 1871, lorsqu’il rend hommage à ses « camarades parisiens » de la sorte : « affamés et ruinés pendant six mois, […] ils se soulevèrent sous les baïonnettes prussiennes comme s’il n’y avait jamais eu de guerre entre la France et l’Allemagne, comme si l’étranger n’était pas aux portes de Paris ! L’histoire ne connaît pas encore d’exemple d’une pareille grandeur ! ». Malgré la suffisance des classes dominantes, la violence de l’Etat policier de Sarkozy, il faut bien garder à l’esprit qu’un 18 mars est toujours possible. Notre camp, s’il est attaqué comme le furent les Parisiens par Thiers, est encore capable aujourd’hui de se soulever et d’avancer vers le socialisme. Il est parfois de bon ton, à gauche comme à « l’extrême gauche », de maugréer ce peuple précarisé et aliéné qui n’a plus de conscience de classe. Cette résignation, qui cache souvent un mépris latent pour le peuple, n’est pas de mise, car cet état d’esprit clairement défaitiste, oublie de prendre en compte les fluctuations rapides dont est capable cette fameuse « conscience » en cas de mouvement d’ensemble de notre camp. La Commune, les grèves de 1936 et, plus prêt de nous, le mouvement de Mai 68 nous montrent à quel point le salariat se politise et se radicalise en quelques jours quand il relève enfin la tête.

La Commune nous apprend également que la démocratie n’est ni un gadget qu’il faut cyniquement brandir, ni une fin en soi éthérée que nous atteindrons en même temps que l’horizon du socialisme. C’est avant tout un moyen de gouvernement efficace et résolu. La Commune s’appuyait bon gré, mal gré sur le peuple en arme exerçant sa souveraineté en acte, et pas seulement en parole. Nous aussi, à l’avenir, nous aurons à nous appuyer sur le mouvement social et, plus généralement, sur une société mobilisée. Il nous incombera de ne pas glacer la situation, de ne pas suivre l’exemple des révolutionnaires de 1793 et des délégués de la Commune de 1871 qui, en raison de leur division et de leurs hésitations, avaient fini par lasser une partie du peuple, cette fraction hésitante qui fit précisément défaut le jour où il fallait sauver le pouvoir populaire… La gauche ne peut se satisfaire de l’existant. Tout comme la Commune a détruit de fond en comble l’Etat impérial et autoritaire, nous aurons pour tâche, une fois revenus au pouvoir, d’en finir avec la Vème république bonapartiste, monarchiste et antidémocratique. Contrairement à ce qui s’est passé en 1981 ou  en 1997, fidèles aux enseignements de Marx sur la Commune, nous ne devrons pas tomber dans le piège qui consiste à « se contenter de prendre la machine de l’Etat toute prête et de la faire fonctionner » comme par le passé. « L’état de grâce » qui suivra immanquablement une victoire de l’Union de toute la gauche sera le moment idéal pour détruire la république autoritaire issue du coup d’Etat gaulliste des années 1958-1962.

Enfin, la Commune est un remède préventif efficace contre toute dérive sectaire ou gauchiste. Cette expérience immense nous montre à quel point la transformation sociale chimiquement pure, réalisée par le parti révolutionnaire blanc comme neige, doté de principes intangibles, est une chimère pour beaux parleurs. En réalité, la Commune a été dominée par des petits patrons, des journalistes et des intellectuels -bref par des petits-bourgeois !- qui se chamaillaient quotidiennement entre proudhoniens, blanquistes, jacobins, internationalistes et autres radicaux… Dans ces circonstances, quid du parti centralisé et discipliné ? Et quid de la classe ouvrière idéale, forcément internationaliste ? En réalité, ce qui unifiait les membres de la Commune, c’était le patriotisme, n’en déplaise aux antipatriotes de salon ! La Commune n’a pas jeté la Nation avec l’eau verdâtre du nationalisme et du militarisme. Elle se voulait bien au contraire un organe de défense patriotique et brandissait non pas un, mais deux drapeaux : dans une main, le drapeau rouge du peuple en lutte et de la solidarité internationale, et dans l’autre, le drapeau bleu-blanc-rouge de la Révolution française et de la patrie en danger. Nous ne devons pas laisser ce second drapeau aux Versaillais d’aujourd’hui. Leurs ancêtres avaient trahi les intérêts de la Nation, eux qui se décidèrent à négocier avec Bismarck dès les premières défaites, alors que la guerre était loin d’être finie et que l’énergie populaire aurait pu retourner la situation, comme ce fut le cas en 1792-1793 et comme l’espérait un certain Gambetta. Thiers et les Jules (Favre, Simon et Ferry) furent défaitistes à dessein, car il s’agissait pour eux de sauver les intérêts historiques des classes qu’ils représentaient. La Commune a puisé une partie de son énergie révolutionnaire dans ce renouveau d’un patriotisme socialisant qui vouait aux mêmes gémonies les galonnés et les richards de ce côté-ci et de l’autre du Rhin. Aujourd’hui, à l’heure où les gangsters de la finance de marché s’en prennent avec une violence sans précédent aux peuples et où les gouvernants à leur solde ne font même pas mine de s’opposer aux agences de notations et aux fonds d’investissement, l’expérience de la Commune est riche d’enseignements. Ceux qui veulent vraiment changer le monde doivent prendre conscience de la force révolutionnaire que contient l’idée même de Nation. C’est en se constituant en nation souveraine, en excluant les réfractaires à ce nouvel ordre et en conviant à l’inverse les démocrates étrangers à la rejoindre que la France révolutionnaire a fait trembler les aristocraties et les têtes couronnées de l’Europe entière. La Commune a fait de même, elle qui avait à sa tête des Polonais, des Italiens… et qui avait nommé Garibaldi, le héros de l’indépendance nationale italienne, à sa tête ! Nous aussi, en 2010, nous devons être à la fois les meilleurs défenseurs de la Nation agressée par le capital national et international et les partisans les plus convaincus de l’entraide internationale des peuples, en Europe et dans le Monde, contre ces nouveaux Versaillais qui s’entendent pour détruire  dans tous les pays les acquis démocratiques et sociaux que les luttes de nos ancêtres ont permis d’arracher aux leurs. Incontestablement, malgré ses erreurs, ses illusions et ses manquements parfois grave, la Commune nous montre la voie à suivre vers la République sociale, cette république que le peuple insurgé de Paris avait tentée de bâtir du soulèvement de Montmartre aux derniers coups de feu qui résonnèrent près du Mur des Fédérés, lors de ces 60 jours qui ébranlèrent le monde !

On ne peut finir cette évocation de la Commune sans citer La Guerre civile en France de Karl Marx. Il y affirmait : « le Paris ouvrier, avec sa Commune, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle. Le souvenir de ses martyrs est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière. Ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués à un pilori éternel, et toutes les prières de leurs prêtres n’arriveront pas à les en libérer ». Les salariés d’aujourd’hui doivent se réapproprier cet héritage. Il est encore si actuel !

« La Semaine sanglante », par la chorale des Sans-Nom

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4 Responses to Actualité de la Commune, 139 ans après la « Semaine sanglante »

  1. lamy says:

    Franchement vous feriez mieux de nous mailer Ferré ou Ferrat plutôt que de nous abreuver d’une littérature style <> en beaucoup moins bien !!! Il ne manque que le grand soir ! A vos fourches, camarades !!!
    Le provocateur…Comme ça certains vont pouvoir se lacher dans la vindicte anti-bobo !

  2. lamy says:

    Retirer mon mail car vous en avez « modifié » une grande partie : censure vous avez dit censure…

  3. JFC says:

    Lamy nous refait le coup du complot des marxistes extrémistes contre les sociaux-démocrates raisonnables qui disent la vérité, mais qui ne sont pas écoutés… Il fallait s’y attendre ! Que les choses soient bien claires : le site de l’OS n’a jamais été le cadre d’une quelconque censure. Les commentaires sont laissés intacts, même quand ils sont insultants et vides de contenu. Les propos de Lamy y ont donc toute leur place…

  4. Moulie says:

    Bonjour
    Je suis très contente de voir que la commune n’est pas morte dans la tête des socialistes, c’est important que les jeunes sachent de quoi ont été capables les ouvriers communards de 1871 et du massacre devant lequel n’a pas reculé la bourgeoisie versaillaise de Thiers. Bien sûr les choses ont beaucoup changé mais le mouvement ouvrier français a été fortement marqué par cette histoire là.
    La répression qui sévit dès qu’un syndicaliste veut faire respecter le droit du travail, la méfiance vis à vis du dialogue social ce sont des restes, des vieux souvenires enfouis dans un coin des têtes.
    Le patronat français n’a jamais rien lâché sans un rapport de force conséquent et quand il le faut il cogne.
    Les communards, Eugène Varlin et d’autres avaient dans la tête ce qu’il y a de meilleur dans notre aujourd’hui. Ils voulaient un revenu pour chacun, avec les restaurants La Marmite ils voulaient que personne n’ait faim mais surtout un lieu de discussion et de vie, Ils refusaient l’expulsion des logements et tant d’autre choses.
    Vivent les socialistes qui reparlent de la Commune, il faudra en parler à DSK

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