Iran, encore un effort si tu veux devenir républicain !

Par Sébastien Duhaut (75)

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis

Non, le régime iranien, mélange de turbans et de képis arrosant de quelques gouttes de pétrole une masse de désœuvrés, pour les enrôler dans diverses milices (bassij, pasdaran, ansar hezbollah et autres lebas shakhsi), n’est aucunement défendable. Non, ses slogans prônant la résistance des « nations opprimées » contre l’« arrogance mondiale » ne portent aucun espoir pour les peuples du monde. Ils ne servent qu’à camoufler les métastases fascisantes d’un pouvoir clérical tellement à bout de souffle que même des religieux s’en pincent le nez.

L’arrogance mondiale, du pain béni pour ayatollahs

Oui, un petit groupe de pays qui possèdent l’arme atomique, et qui occupent cinq des voisins de l’Iran (Afghanistan, Irak, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis), le menacent régulièrement d’une guerre. Oui, ce sont les Iraniens ordinaires, et non leurs dirigeants, qui souffrent depuis trente ans de dures sanctions économiques, par l’inflation, par la rareté de certains biens, par les dénis de visas. Ce sont eux qui meurent lors des catastrophes aériennes provoquées par l’interdiction d’acheter des pièces détachées. Oui, le « système international », avec ses membres permanents plus égaux que les autres et ses « Etats dotés » de la bombe, est injuste. Oui, tout ceci permet aux bouchers de Téhéran de hisser le drapeau des « non-alignés » et de droguer leur population au nationalisme atomique.

Pour leur couper l’herbe sous le pied, il s’agit d’être vraiment socialiste, c’est-à-dire de ne pas plaisanter avec l’égalité. Des atomes pour tout le monde, ou pour personne ! Qu’elles aient des barbes de mullahs, des barbichettes d’oncle Sam ou un képi gaulliste, toutes les bombes nucléaires sont dangereuses, sans compter qu’elles coûtent cher. Notre programme est donc simple : désarmement nucléaire, levée des sanctions économiques contre le peuple iranien, démantèlement des bases militaires et abrogation des accords de défense dans le Golfe persique.

Le fruit est mûr au jardin persan

Au sein du Moyen-Orient, l’Iran possède sans doute les conditions objectives les plus favorables à un pas décisif vers le socialisme.

D’abord, étant au pouvoir, les islamistes ne sont pas dans la rue. Ils n’apparaissent pas comme la seule alternative politique, la seule opposition de poids, la seule force sociale, etc., comme en Egypte, en Syrie ou même au Maghreb. Trente ans de République islamique ont dégoûté une bonne partie des Iraniens de la religion, ou du moins de son instrumentalisation politicienne.  Ensuite, l’économie est industrialisée (42% du PIB, 31% de la main-d’œuvre), la population urbanisée (70%) et alphabétisée (80%). Bref, l’Iran n’est plus une carte postale de Perse traditionnelle, peuplée de féodaux à grosse moustache, d’odalisques à sourcils arqués et de métayers abrutis d’ignorance.

C’est en revanche un pays profondément schizophrène, où la prostitution pullule à l’ombre des minarets, où les pasdaran organisent l’importation d’héroïne et d’alcool, où les nouvelles musiques font craquer le corset islamique. Voilà sans doute une condition psychologique qui laisse présager quelque séisme politique.

Des dirigeants plutôt verdâtres

Les dirigeants « réformistes » comme Khatami, Karroubi ou Moussavi, ainsi que leur éminence grise et grand argentier, Rafsandjani, sont des huiles du système. Ils souhaitent en prolonger la durée de vie par quelques réformes et relancer les affaires, en limitant la désaffection de la jeunesse et en apaisant un peu les tensions avec l’Occident. En conséquence, le programme initial du « mouvement vert » se limitait à des critiques timorées sur la gestion économique d’Ahmadinejad, son style en politique étrangère, les libertés personnelles et la censure. Faute d’autre choix, cela suffit à rassembler des dizaines de millions de voix lors des élections présidentielles, puis près d’un million de manifestants une fois les trucages révélés. Faute de meneur énergique, et parce que les mots d’ordre se sont limités à la contestation du scrutin, le mouvement reflua vite.

L’heure de vérité

Depuis l’été, seuls subsistaient quelques troubles aux abords des universités et une activité frénétique sur internet. Mais l’Iran est maintenant à un tournant. En plein mois sacré de Moharram, les funérailles de l’ayatollah Montazeri, en délicatesse avec le Guide depuis longtemps, ont permis aux « verts » de ressurgir. Les slogans se sont radicalisés et la composition sociale des rassemblements s’est étoffée (non seulement des étudiants et/ou des classes aisées, mais également des salariés moyens, des hommes d’âge mûr, des femmes habillées de manière conservatrice). Le peuple crie dans les rues sa volonté d’aller jusqu’au bout, au prix du sang. La répression a passé un cap dans la brutalité et, symétriquement, les manifestants attaquent directement la police. Les premières désobéissances, les premiers cas de fraternisation sont signalés. Si les prolétaires en uniforme rejoignent les autres travailleurs, les carottes sont cuites pour leurs employeurs !

Les dirigeants dits « réformistes » vont-ils continuer à contenir les masses, en appelant au calme, en jouant la carte du légalisme, en se limitant à des revendications dérisoires, pour préserver leurs petites fonctions, leurs petites économies ? C’est malheureusement probable, même si le meurtre de son neveu pourrait pousser Moussavi à franchir le Rubicon. Ces dirigeants réformistes vont-ils être dépassés par la foule, entraînés par la spontanéité de la rue et obligés de sauter dans le train en marche, comme ce fut le cas plusieurs fois en juin ? On peut assez vraisemblablement l’espérer.

On ne fait pas une révolution avec des stylos

Malheureusement, mettre des gens dans la rue ne suffit pas. Encore faut-il qu’ils soient nombreux, qu’ils y restent, qu’ils sachent ce qu’ils veulent et qu’ils fassent plier ceux d’en face.

Ce n’est pas en causant de liberté des artistes, de couleur du hidjab ou d’équilibre des institutions que l’on gagne le chauffeur de bus, le conscrit de base, l’ouvrier du pétrole ou l’infirmière. Pour que la majorité du pays réel passe à l’action, il faut un programme motivant, large, portant non seulement sur la liberté de penser, mais d’abord sur la liberté de bouffer.

Quelles sont les voies d’une possible victoire ?

Premièrement, à la différence des coups d’Etat, les révolutions ne sont pas faites par les chancelleries, mais par les peuples. Kouchner, Clinton, Milliband et consorts peuvent donc s’égosiller et applaudir à tout rompre ces mouvements populaires qu’ils détestent à domicile, cela ne changera rien, ou même alimentera le moulin conspirationniste d’Ahmadinejad. Deuxièmement, les minorités (azéri, kurde, baloutche, arabe, sunnite, etc.) ne se risqueront sûrement pas à une fantasia héroïque, qui finirait mitraillée au coin d’une montagne. Troisièmement, la seule solution institutionnelle envisageable est une déposition du Guide par de subtiles manœuvres de Rafsandjani au sein de l’Assemblée des experts : mourir pour cela, c’est dommage.

La seule tactique possible, c’est donc de toucher le régime par sa jugulaire en forme d’oléoduc. C’est la grève générale, avec occupation d’usines et de sites pétroliers, fermeture des petits commerces et paralysie des transports. Evoquée en juin, elle avait capoté. Pratiquée en 1978-1979, elle avait vaincu le chah, avant que les comités d’usine soient confisqués par les cléricaux. Seule la grève pourra faire plier le pouvoir, en le coupant de sa machine à subsides. Elle seule donnera du souffle aux manifestations pour durer et se densifier. Elle seule peut permettre de dépasser les combines alambiquées des vieux crabes politiques, en portant au pouvoir une nouvelle génération. Elle seule provoquera la rencontre entre intellectuels d’appartement et travailleurs de chantier. De cette rencontre peut naître un nouvel Iran.


Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis

Non, le régime iranien, mélange de turbans et de képis arrosant de quelques gouttes de pétrole une masse de désœuvrés, pour les enrôler dans diverses milices (bassij, pasdaran, ansar hezbollah et autres lebas shakhsi), n’est aucunement défendable. Non, ses slogans prônant la résistance des « nations opprimées » contre l’« arrogance mondiale » ne portent aucun espoir pour les peuples du monde. Ils ne servent qu’à camoufler les métastases fascisantes d’un pouvoir clérical tellement à bout de souffle que même des religieux s’en pincent le nez.

L’arrogance mondiale, du pain béni pour ayatollahs

Oui, un petit groupe de pays qui possèdent l’arme atomique, et qui occupent cinq des voisins de l’Iran (Afghanistan, Irak, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis), le menacent régulièrement d’une guerre. Oui, ce sont les Iraniens ordinaires, et non leurs dirigeants, qui souffrent depuis trente ans de dures sanctions économiques, par l’inflation, par la rareté de certains biens, par les dénis de visas. Ce sont eux qui meurent lors des catastrophes aériennes provoquées par l’interdiction d’acheter des pièces détachées. Oui, le « système international », avec ses membres permanents plus égaux que les autres et ses « Etats dotés » de la bombe, est injuste. Oui, tout ceci permet aux bouchers de Téhéran de hisser le drapeau des « non-alignés » et de droguer leur population au nationalisme atomique.

Pour leur couper l’herbe sous le pied, il s’agit d’être vraiment socialiste, c’est-à-dire de ne pas plaisanter avec l’égalité. Des atomes pour tout le monde, ou pour personne ! Qu’elles aient des barbes de mullahs, des barbichettes d’oncle Sam ou un képi gaulliste, toutes les bombes nucléaires sont dangereuses, sans compter qu’elles coûtent cher. Notre programme est donc simple : désarmement nucléaire, levée des sanctions économiques contre le peuple iranien, démantèlement des bases militaires et abrogation des accords de défense dans le Golfe persique.

Le fruit est mûr au jardin persan

Au sein du Moyen-Orient, l’Iran possède sans doute les conditions objectives les plus favorables à un pas décisif vers le socialisme.

D’abord, étant au pouvoir, les islamistes ne sont pas dans la rue. Ils n’apparaissent pas comme la seule alternative politique, la seule opposition de poids, la seule force sociale, etc., comme en Egypte, en Syrie ou même au Maghreb. Trente ans de République islamique ont dégoûté une bonne partie des Iraniens de la religion, ou du moins de son instrumentalisation politicienne.  Ensuite, l’économie est industrialisée (42% du PIB, 31% de la main-d’œuvre), la population urbanisée (70%) et alphabétisée (80%). Bref, l’Iran n’est plus une carte postale de Perse traditionnelle, peuplée de féodaux à grosse moustache, d’odalisques à sourcils arqués et de métayers abrutis d’ignorance.

C’est en revanche un pays profondément schizophrène, où la prostitution pullule à l’ombre des minarets, où les pasdaran organisent l’importation d’héroïne et d’alcool, où les nouvelles musiques font craquer le corset islamique. Voilà sans doute une condition psychologique qui laisse présager quelque séisme politique.

Des dirigeants plutôt verdâtres

Les dirigeants « réformistes » comme Khatami, Karroubi ou Moussavi, ainsi que leur éminence grise et grand argentier, Rafsandjani, sont des huiles du système. Ils souhaitent en prolonger la durée de vie par quelques réformes et relancer les affaires, en limitant la désaffection de la jeunesse et en apaisant un peu les tensions avec l’Occident. En conséquence, le programme initial du « mouvement vert » se limitait à des critiques timorées sur la gestion économique d’Ahmadinejad, son style en politique étrangère, les libertés personnelles et la censure. Faute d’autre choix, cela suffit à rassembler des dizaines de millions de voix lors des élections présidentielles, puis près d’un million de manifestants une fois les trucages révélés. Faute de meneur énergique, et parce que les mots d’ordre se sont limités à la contestation du scrutin, le mouvement reflua vite.

L’heure de vérité

Depuis l’été, seuls subsistaient quelques troubles aux abords des universités et une activité frénétique sur internet. Mais l’Iran est maintenant à un tournant. En plein mois sacré de Moharram, les funérailles de l’ayatollah Montazeri, en délicatesse avec le Guide depuis longtemps, ont permis aux « verts » de ressurgir. Les slogans se sont radicalisés et la composition sociale des rassemblements s’est étoffée (non seulement des étudiants et/ou des classes aisées, mais également des salariés moyens, des hommes d’âge mûr, des femmes habillées de manière conservatrice). Le peuple crie dans les rues sa volonté d’aller jusqu’au bout, au prix du sang. La répression a passé un cap dans la brutalité et, symétriquement, les manifestants attaquent directement la police. Les premières désobéissances, les premiers cas de fraternisation sont signalés. Si les prolétaires en uniforme rejoignent les autres travailleurs, les carottes sont cuites pour leurs employeurs !

Les dirigeants dits « réformistes » vont-ils continuer à contenir les masses, en appelant au calme, en jouant la carte du légalisme, en se limitant à des revendications dérisoires, pour préserver leurs petites fonctions, leurs petites économies ? C’est malheureusement probable, même si le meurtre de son neveu pourrait pousser Moussavi à franchir le Rubicon. Ces dirigeants réformistes vont-ils être dépassés par la foule, entraînés par la spontanéité de la rue et obligés de sauter dans le train en marche, comme ce fut le cas plusieurs fois en juin ? On peut assez vraisemblablement l’espérer.

On ne fait pas une révolution avec des stylos

Malheureusement, mettre des gens dans la rue ne suffit pas. Encore faut-il qu’ils soient nombreux, qu’ils y restent, qu’ils sachent ce qu’ils veulent et qu’ils fassent plier ceux d’en face.

Ce n’est pas en causant de liberté des artistes, de couleur du hidjab ou d’équilibre des institutions que l’on gagne le chauffeur de bus, le conscrit de base, l’ouvrier du pétrole ou l’infirmière. Pour que la majorité du pays réel passe à l’action, il faut un programme motivant, large, portant non seulement sur la liberté de penser, mais d’abord sur la liberté de bouffer.

Quelles sont les voies d’une possible victoire ?

Premièrement, à la différence des coups d’Etat, les révolutions ne sont pas faites par les chancelleries, mais par les peuples. Kouchner, Clinton, Milliband et consorts peuvent donc s’égosiller et applaudir à tout rompre ces mouvements populaires qu’ils détestent à domicile, cela ne changera rien, ou même alimentera le moulin conspirationniste d’Ahmadinejad. Deuxièmement, les minorités (azéri, kurde, baloutche, arabe, sunnite, etc.) ne se risqueront sûrement pas à une fantasia héroïque, qui finirait mitraillée au coin d’une montagne. Troisièmement, la seule solution institutionnelle envisageable est une déposition du Guide par de subtiles manœuvres de Rafsandjani au sein de l’Assemblée des experts : mourir pour cela, c’est dommage.

La seule tactique possible, c’est donc de toucher le régime par sa jugulaire en forme d’oléoduc. C’est la grève générale, avec occupation d’usines et de sites pétroliers, fermeture des petits commerces et paralysie des transports. Evoquée en juin, elle avait capoté. Pratiquée en 1978-1979, elle avait vaincu le chah, avant que les comités d’usine soient confisqués par les cléricaux. Seule la grève pourra faire plier le pouvoir, en le coupant de sa machine à subsides. Elle seule donnera du souffle aux manifestations pour durer et se densifier. Elle seule peut permettre de dépasser les combines alambiquées des vieux crabes politiques, en portant au pouvoir une nouvelle génération. Elle seule provoquera la rencontre entre intellectuels d’appartement et travailleurs de chantier. De cette rencontre peut naître un nouvel Iran.

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One Response to Iran, encore un effort si tu veux devenir républicain !

  1. Tunjaï says:

    Camarade ton article est éclairante et donne des perspectives à l’instauration d’une démocratie réelle et formelle en Iran.

    Le peuple iranien est un peuple cultivé et où émerge beaucoup d’intellectuels de talents. Son histoire est riche et dense.

    cependant les ayatollahs sont solidements bien implantés tant dans le pays que dans le monde entier notamment dans le moyen orient. Ils ont des relais solides au Liban, Palestine, Irak, pays du golf, Pakistan, Afghanistan…dans ces pays cités les chiites représentes souvent 60 à 80 % de la population. Et la commémoration de l’Achoura, mort de l’imam hussein fils de Ali chasser et tuer par les insurgés, démontre bien la puissance des chiites et par là même du régime des Ayathollas Iranien dans la Garde révolutionnaire est sa tête pensante tant en terme politique, tactique, stratégique qu’économique.

    Oui, il faut déloger le régime des mollahs cela ne peut pas perdurer. C’est un régime qui a instauré une simulacre de démocratie avec l’élection du président au suffrage universel.Cependant le suffrage universel est sous la tutelle de la garde révolutionnaire dont les guides dits suprêmes gérent, dirigent et décident de tout au détail près. Le président n’est qu’une épouventail.

    Ce qu’il faut, à mon sens, critiquer c’est que l’le régimes iraniens et ceux qui le dirigent se nourrissent des erreurs et des bavures des occidentaux. Je m’explique en prenant un exemple frappant. Le soutien des occidentaux et des américains au gouvernement israélien qui a mené des offensives armées contre le liban, notamment contre les chiites, dans les années 1979 80 a donner une occasion inouïe aux régimes des mollahs d’iran pour créer un parti chitte au liban contre israël et faire montre de sa puissance aux les Etats arabes. Ce parti chiite c’est le HezBollah dont Hasan Nasrallah a été porté à sa tête. Le hezbollah s’est construit une légitimité et respect en donnant des aides caritatives et sociales aux chiites du Liban mais aussi pour tous les libanais.
    A toutes choses malheureux est bon. C’est bien le cas ici.
    A telle point qu’aujourdhui le Hezbollah est le parti chiite libanais qui récolte le plus de sympathie dans le monde arabe 59 % des palestiniens croient que leur délivrance ne peut venir que du Hezbollah. Seul parti à avoir battu l’armée Israélienne en 2006.

    Donc le Régime des mollahs est très bien implanté et solidement. Il construise leur légitimité avec les erreurs et les barbaries des occidentaux. Qui rappelons le, à toutes fins utiles, c’est eux qui ont soutenu et porté les mollahs là où sont aujourd’hui.

    Je m’arrête là en disant qu’il bien prendre conscient de la puissance Iranienne. Avec 17 millions de barils fournis au monde entier le Golf de Dormuz représente 60 % du pétrole vendu aux états du monde.Et il est dans les eaux iranienne.

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