Comme un petit air de 2005…

le temps des cerises ?La nouvelle est tombée samedi 17 octobre, dans les colonnes du Figaro : selon un sondage « OpinionWay », un sympathisant du PS sur deux est désormais favorable à une alliance de ce dernier « avec les autres partis de gauche PC, Verts, PRG, y compris avec le parti d’Olivier Besancenot ». Notre position, c’est-à-dire le front commun de TOUTE la gauche contre Sarko, la droite et le patronat semble devenir l’opinion majoritaire dans notre parti et nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais ce qui surprend, c’est le côté dynamique de la chose. La dernière enquête d’opinion similaire, réalisait en mai 2009, indiquait que moins de 40 % des sondés se prononçaient pour cette option. Un tel bond de 10 % des idées dans l’opinion en quelques mois, ça rappelle forcément le bon vieux temps de la campagne contre le TCE au printemps 2005…

La comparaison avec l’époque du référendum est éclairante à plus d’un titre. En premier lieu, le « Non de gauche » constituait le stade le plus avancé du front commun de la gauche contre le libéralisme, en Europe et en France. Le Non était unifiant et c’était le Oui dit « de gauche » de la direction du PS qui divisait. Et les médias privilégiaient de façon éhontée les diviseurs. On retrouve cette situation dans la période actuelle. Qui divise aujourd’hui la gauche ? Les indécrottables minoritaires néo-socialistes du type Valls et Peillon qui, inlassablement, s’ingénient à ce que le PS se rue dans la fange « centriste » et abandonne son caractère de classe au profit de la création d’un hypothétique front progressiste avec le Bayrou, Cohn-Bendit et Robert Hue ! Peillon et Valls ont les médias avec eux, malgré la faiblesse de leurs troupes, car ils représentent dans le parti la pression des classes dominantes plus qu’intéressées au fait de briser l’unité naissante à gauche. La presse aux ordres ne peut que leur faire un pont d’or… De même, les chefs du NPA et, maintenant, du PG, avec leur éternelle rengaine sur les « deux gauches » -l’une rrrrévolutionnaire, l’autre sociale-libérale- sont coresponsables de l’émiettement de notre camp.  Ce qui unifie, à l’inverse, est souvent invisible, voire caché. Le débat entre socialistes, MRC, Verts, PC et NPA lors de l’université de rentrée d’ « Un Monde d’Avance », mais surtout les convergences politiques constatées étaient en tout point historique. Et étrangement, les journalistes ont boudé l’événement ! Ils avaient sûrement mieux à faire…

Second rapprochement entre le beau printemps 205 et aujourd’hui : l’importance de l’électorat socialiste. Lors de la campagne contre le TCE, c’est cet électorat et lui seul qui, en quelques semaines, a fait pencher la balance du côté du « Non ». Il a tout simplement retrouvé son camp naturel, qu’était la gauche unie. Aujourd’hui, on aperçoit les contours d’une unité qui ressemble à s’y méprendre à celle esquissée lors du référendum sur le TCE, cette belle unité en acte qui a implosé si vite après le 29 mai pour des raisons multiples, mais toujours bureaucratiques… Le peuple de gauche veut dire sa haine des politiques libérales, du fric roi et des espaces de non-droit que s’arrogent les puissants. Les sympathisants socialistes comprennent maintenant clairement que ce n’est pas le ministre de droite Bayrou ou le libéral-libertaire Cohn-Bendit qui pourront les représenter en ce sens. En réalité, les salariés se contrefichent des personnalités et autres egos. Le même Figaro du 17 octobre, qui prouve l’aspiration à un front de toute la gauche parvient d’ailleurs à prouver que le meilleur opposant à Sarko, c’est … De Villepin ! Ce n’est pas de l’incohérence, juste du désintérêt. Ce que les salariés veulent, c’est le règne des lois, non celui des hommes. Ils veulent un programme de toute la gauche, qui rompe avec le libéralisme et ouvre la voie vers le socialisme. Il faut quelques mesures fortes (augmentation des salaires, retraite à 60 ans, de vraies 35 h) affirmées unanimement et nous l’emporterons dès les prochaines échéances. Trop simple, nous dira-t-on ? Nous rétorquons que, quand on fait vraiment de la politique pour la victoire de son camp, et non pour assurer la reproduction d’une élite, les mots d’ordre se doivent d’être simples, cohérents et percutants. C’est dans les périodes d’affrontement social décisif que la formule de Boileau prend tout son sens : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».

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