Savent-ils encore vraiment où ils vont ?

Rien ne va plus !Les vacances commençant, il faut savoir se détendre après une année bien chargée. Rien de tel qu’un florilège des citations récentes de libéraux à la dérive pour rire un peu, mais aussi pour constater que les classes dominantes ne savent plus du tout où elles vont. Le désarroi semble total dans les milieux où se décide encore, au moins pour l’instant, l’avenir de la planète. Tout n’y est que plainte, angoisse, absence de perspective… Beaucoup de salariés pensent que, même si ces « décideurs » font généralement de mauvais choix, on ne peut pas en changer facilement car ils ont au moins le mérite d’avoir de l’expérience, de l’assurance et de véritables compétences. Quand on voit l’état actuel de la réflexion de ces « décideurs », on comprend vite qu’il est plus qu’urgent d’en changer et d’imposer la démocratie. Finissons-en avec ces experts et autres thuriféraires du capitalisme, qui savent si bien le gérer en temps normal, mais qui ne comprennent plus rien quand ils sont confrontés à une crise mondiale issue de la logique profonde du système de non-droit qu’ils servent aveuglément ! Morceaux choisis de leur dérive, tirés d’un article du Monde daté du 6 juillet :

Martine Durand, chargé de l’emploi à l’OCDE, à l’annonce de l’augmentation de 80 % du chômage mondial entre 2007 et 2010 : « Le plus gros de la détérioration reste à venir ».

Le patron de la banque Natixis, Patrick Artus, toujours à propos du chômage de masse : « les emplois perdus le sont de façon irréversible. On fabriquera moins de voitures et moins de biens durables. Où seront créés les emplois de demain ? On ne sait pas ».

Jean-Claude Trichet, patron de la BCE, à la recherche d’une boule de cristal : « Nous avons créé une entité nouvelle, l’économie mondialisée, dont nous découvrons la fragilité. (…) L’avenir n’est écrit nulle part en ce moment ».

De nouveau Patrick Artus dans l’hypothèse où la dette des pays de l’OCDE dépasse leur PIB : « Il va falloir diminuer la protection sociale, le nombre de fonctionnaires et augmenter les impôts ».

L’ex-numéro 2 du MEDEF, Denis Kessler commentant l’idée sarkozienne d’un grand emprunt public : « Autant boire un pastis pour guérir une gueule de bois ».

De nouveau, Jean-Claude Trichet qui radote un peu, mais qui révèle inconsciemment la nature contradictoire du capitalisme qui a besoin d’Etats tout en les niant : « Nous avons créé une économie financière mondialisée, il faut évidemment une gouvernance mondiale. Mais le G20 ne suffit pas. Chaque pays doit internaliser les effets de sa politique sur ce bien supérieur collectif qu’est l’économie mondiale ».

L’ancien commissaire européen Mario Monti, bien défaitiste à propos de la nécessaire régulation du capitalisme : « Il y a une demande d’Europe, y compris en Chine. Car, depuis cinquante ans, l’Europe porte la régulation. Mais je ne suis pas sûr qu’il y ait une offre d’Europe ».

Attention, Christine Lagarde, trop d’ambition politique tue l’ambition : « Le G20 de Pittsburgh [en septembre prochain] sera surtout l’occasion de dresser le procès-verbal de ce qui aura été mis en œuvre ».

De nouveau Denis Kessler, qui plaque mécaniquement la chronologie de la crise de 1929 sur la crise actuelle : « les troisièmes années de crise se caractérisent souvent par du populisme, du protectionnisme et du patriotisme ».

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