ça y est, nous y sommes !

Par Johann Césa, AF du MJS 42

12 février 1934 ou l'unité imposée par les salariésFin juin, lors du dernier Conseil national du Mouvement des jeunes socialistes, notre sensibilité a déposé une résolution qui invite notre organisation à ouvrir la voie de l’Unité de la gauche. Ce n’est pas notre premier fait d’arme, puisque nous avions lancé l’initiative dès le CN de janvier, sans succès. Par ailleurs, depuis notre formation en 2007, notre bulletin tente modestement d’être une illustration concrète de ce travail d’élaboration commune auquel devrait s’assigner la gauche politique.

A ce CN, deux contributions ont été déposées. Elles avaient le même objectif : construire l’unité de la gauche. Elles étaient à peu près similaires et nous nous félicitions de l’initiative du groupe majoritaire du MJS. Au final, nous avons retiré notre texte et approuvé des deux mains la résolution « Mettons fin aux divisions de la gauche. Rose, Rouge, Vert, c’est majoritaire ! ». Aujourd’hui, sur le site du MJS France, nous pouvons retrouver sa publicité, puisque c’est la seule résolution qui ait fait l’objet d’un communiqué de presse.

Ceci amène à poser deux questions :

> Pourquoi ne pas avoir répondu positivement à notre résolution du mois de janvier ?

> Pourquoi le PS et dans une moindre mesure, le MJS n’appellent-ils au front commun de la gauche qu’aux lendemains d’une défaite électorale ?

Pour ces deux questions, une seule réponse : la difficulté que connaissent nos organisations à analyser de façon pertinente les maux de notre société libérale et à traduire politiquement les aspirations profondes du salariat. Trop souvent, nos organisations, par peur de rompre toute attache avec le monde des patrons et des actionnaires, mais aussi par réaction à la surenchère malsaine de la « gauche de la gauche », clive au lieu d’unifier notre camp. Pourtant, seule une compréhension commune des événements et des tâches permettra de construire le front commun de toute la gauche.

Après chaque défaite, sous la pression des couches populaires pressurées par la droite, notre parti appelle à l’union de la gauche :

–         En 1936 avec le Front Populaire

–         Dans les années 70 avec le Programme commun

–         En 1997 avec la Gauche plurielle

Trois rassemblements, trois stratégies différentes, trois grands moments de réformes démocratiques et sociales, mais aussi de désillusions. Nous devons tirer les leçons du passé, pour construire aujourd’hui et gagner demain.

Non à un Front populaire où les socialistes travaillent avec le centre et s’adaptent à son programme de perpétuation du capitalisme.

Non à une union PS-PC qui, bien que constituant une condition fondamentale de la prise du pouvoir, ne se donne pas les moyens de changer vraiment la vie, en lien avec les salariés.

Non à une gauche plurielle constituée par une multiplicité d’accords bilatéraux qui créent la confusion et mènent à l’essoufflement dès les premières réformes entreprises.

OUI AU FRONT COMMUN ! Oui au travail collectif de toute la gauche, sans exclusive ! Oui à une gauche qui défend ensemble les jeunes, les salariés et les précaires ! Oui à un programme commun, élaboré devant la jeunesse et les travailleurs, car ce programme sera la matrice du socialisme du XXIème siècle !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :