Nous ne voulons plus faire de cadeaux aux banquiers : nationalisons les banques banqueroutières !

Par David Torres (31)

Le chômage augmente à une vitesse jamais observée dans l’Histoire économique, et pourtant les responsables s’en tirent à bon compte. Il est inadmissible que seuls les salariés, les jeunes et les précaires payent les pots cassés. Les banques, engagées dans une spirale folle de spéculation sur les marchés financiers, sont responsables du crack financier. Pourtant, on leur offre des milliards pour continuer à spéculer.

 

  1. la valse des milliards pour sauver le capitalisme

 

Toutes les puissances des vieux pays capitalistes se sont unis dans une sainte alliance pour sauver le capitalisme libéral. Que celui-ci vacille du fait de son appétit illimité pour le gain, et l’on injecte directement dans les coffres des banques des sommes inimaginables. Au total, plusieurs milliers de milliards de dollars.

En France, ce sont 380 milliards d’euros qui sont mis à la disposition des banques, dont plus de 40 distribués dès le mois d’octobre 2008.

 

2. Les peuples du monde entier pris en otage

 

Qui prend les français et les peuples du monde entier en otage ? les cheminots, quand ils revendiquent des augmentations de salaires ou une meilleure qualité des services publics ? ou bien les banques, quand elles expliquent que si on ne leur donne pas les milliards qu’elles ont perdu, c’est toute l’économie qui va s’effondrer ?

 

3. tout recommencer comme avant ?

 

Le système bancaire privé ainsi que les marchés financiers ont plus que prouvé leur incapacité à financer efficacement l’économie. Il faut donc changer de système.

Qu’est ce qui les empêche aujourd’hui de recommencer à spéculer ? rien ni personne. Au contraire, les spéculateurs ont aujourd’hui la certitude que si ils prennent trop de risques sur les marchés et qu’ils perdent tout, ils seront généreusement et gratuitement remboursé.

Autrement dit, le sauvetage de la finance prépare des crises plus graves encore.

 

4. pour un contrôle démocratique du système bancaire

 

La seule solution, c’est donc de prendre le contrôle des grands établissement bancaire. La puissance publique en à le droit, puisqu’en recapitalisant les banques, elle est devenue actionnaire parfois majoritaire de ces groupes. Seulement , la droite au pouvoir n’en a pas la volonté. Elle préfère laisser les banqueroutiers aux affaires. Nous affirmons que pour sortir de l’impasse libérale, il est tout à fait nécessaire que ces grands groupes bancaires banqueroutiers soient nationalisés, c’est-à-dire directement contrôlées par la puissance publique.

Mais les nationalisations nécessaires au redémarrage de l’économie ne doivent pas prendre la forme qu’elles ont pris depuis l’après guerre jusqu’au années 80. Un vrai contrôle populaire des entreprises nationalisées doit être mis en place. Les grandes banques doivent être soumises aux choix démocratiques du public. C’est par cette voie que nous sortirons enfin de l’impasse libérale.

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