Non au chantage du patronat sur les salaires !

a dream becomes truthC’est une véritable épidémie qui envahit le monde. Il ne s’agit pas de la grippe A, mais du chantage du patronat au licenciement. Pour faire face aux difficultés économiques, de nombreuses entreprises demandent à leurs salariés de faire des sacrifices pour sauver leurs emplois. Il y a quelques semaines, l’entreprise Hertz demandait à ses employés un « effort de solidarité » en acceptant une baisse substantielle de leurs salaires. En début de semaine, c’était au tout de British Airways de demander à ses salariés de travailler gratuitement pendant une semaine ou même un mois. Le PDG vient d’annoncer qu’il montrera l’exemple, en travaillant gratuitement en août, mais il oublie qu’avec près de 20 000 euros par mois (sans compter ses revenus non-salariaux), lui peut se le permettre, contrairement à la grande majorité de ses salariés…

Aujourd’hui, le site du Monde annonce un nouveau scandale salarial. Ainsi, « le comité d’entreprise de l’usine Osram de Molsheim (Bas-Rhin) et FO, syndicat majoritaire dans l’entreprise, assignent le fabricant d’ampoules en justice pour faire annuler une baisse de salaire imposée aux salariés sous peine d’être licenciés. L’audience devant le tribunal de grande instance de Strasbourg a été fixée au 3 juillet ». Encore une fois, le patronat veut nous faire payer SA crise. Qui a baissé de façon drastique les salaires depuis plus de trente ans ? Qui s’est gavé de profits jusqu’au début de la crise ? Pour autant, toute position « morale » est insuffisante, car infondée. L’appétit glouton des marchés financiers et des fonds de pension est une réalité, mais il ne résulte pas de l’emballement d’une machine bien huilée en temps normal. Disposer d’un taux de profit élevé est une nécessité pour l’économie capitaliste qui, n’investissant plus un rond depuis les années 1970, suscite une concurrence frénétique entre les entreprises, mais aussi entre les Etats. D’où les baisses de salaires qui permettent de maintenir des profits décents.

Il ne suffit donc pas de condamner le chantage au licenciement. Il faut tirer les leçons de cette crise du capitalisme. Pour faire cesser cette mascarade antisociale, il faut s’attaquer au système, et non à ses seules conséquences. Mobilisons-nous pour interdire les licenciements, certes, mais organisons-nous également pour proposer un débouché politique à ces millions de salariés qui luttent pour un travail décent et rémunéré. Les contradictions du capitalisme sont telles qu’il ne peut même plus assurer une de ces conditions premières de développement, à savoir la reproduction de la force de travail du salarié. Il serait temps d’en finir avec ce vieux monde et d’avancer résolument vers le socialisme.

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