Valls a-t-il le bon manuel pour refonder ?

C'est ça, la rénovation ?C'est ça, la rénovation ?C'est ça, la rénovation ?Via des médias étrangement complaisants, tout le monde a eu la chance depuis le 7 juin d’entendre jusqu’à plus soif les élucubrations du « camarade » Valls. Tout y est passé : le nom du parti, son logo, le nécessaire « sursaut » -forcément droitier- à entreprendre, la lutte contre les fameux « tabous » de la gauche, avec, en prime, une petit gaffe -en est-ce vraiment une ?- à propos du manque de blancs dans le ghetto que ce pauvre homme à la charge d’administrer… Décidément, notre « Sarkozy de gauche » va tellement loin qu’on peut se demander si, dans son surnom, le complément ne devient pas superflu. Valls ou quand ce qui se prétend une synthèse n’est en fait qu’une copie caricaturale…

Mais il y a un os dans la lithanie de ce Marcel Déat des temps modernes. Selon un sondage Sofres, plus de la moitié des électeurs PS estiment que leur parti « n’est pas assez à gauche ». L’info a été relayée par Le Monde du 9 et Le Canard enchaîné du 10 juin. Tout le monde parle de « rénovation », alors faisons la vraiment ! Pour ce faire, il faut avant tout ne pas écouter les quadras ou autres quinquas ambitieux qui nous donnent des leçons de modernité, mais qui sont dans le cricuit depuis si longtemps. Ces éléphanteaux sont des pachydermes comme les autres… Ségolène est finalement au coeur de l’appareil depuis le milieu des années 80. A la même époque, Valls était un jeune loup rocardien, qui assumait totalement la politique de rigueur et les propos de son chef sur « la misère du monde ». Comme leurs aînés, ces « djeun’s » sont coresponsables de la sclérose idéologique du parti !

Le scrutin du 7 juin nous invite impérieusment à changer la donne. A ces millions de salariés mobilisés contre le libéralisme, à ces millions de manifestants s’opposant à la politique de Sarko, il faut une gauche décomplexée et un PS moderne. Et quoi de plus moderne que la lutte des classes ? Warren Buffet, un des hommes les plus riches du monde, n’a-t-il pas dit : « la guerre de classe existe, c’est un fait. Mais c’est ma classe, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner »? C’est un type sérieux. Lui au moins ne tripe pas sur la « mondialisation heureuse » ou sur « l’économie sociale de marché » ! Faisons comme lui, mais pour notre camp. En tant que socialistes, nous disposons de la grille d’analyse adéquate, quoiqu’en pérpétuelle révision, pour appréhender la réalité. Dans cette crise aigue du capitalisme, il est donc plus que temps de mettre de côté l’outillage mental archaique du libéralisme et de remettre au goût du jour les seuls véritables concepts émancipateurs : internationnalisme, pacifisme, appropriation collective, partage des richesses, contrôle des salariés, laïcité militante…

On nous dit que les socialistes ne sont plus « crédibles », que leur discours ne « passe plus ». C’est vrai, alors tirons-en les conséquences et rompons avec les politiques compromettantes qui nous ont progressivement coupé de notre base sociale.

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