Les diviseurs ont été battus, vive l’Unité !

un soir de défaite ?Le PS vient de connaître une grande défaite électorale. L’UMP pavoise. Mélenchon fait la gueule, comme d’habitude. Les Verts n’y croient encore pas et Bayrou chiale dans son coin. Mais on oublie les deux vérités essentielles de ce scrutin. Tout d’abord, c’est le parti de l’abstention qui a gagné, bien avant les potes de Sarko. Et l’abstention, c’est bien connu, est de gauche. La droite n’est jamais trop à droite, elle ne connaît pas la déception. Car pour être déçu, il faut vouloir la transformation sociale. La droite, elle, ne fait pas de la politique : elle se contente de perpétuer l’accumulation du capital. L’UMP ne l’a que trop bien montré. La droite, c’est le « comité de gestion des affaires communes de la bourgeoisie », point barre. Mais, bien souvent, la gauche n’est pas assez à gauche et déçoit les aspirations populaires. Notre parti a donc déçu, comme toute la gauche. Pourtant, seconde vérité, les forces de gauche sont majoritaires dans ce pays. L’addition des voix du PS, du Front de Gauche, du NPA, de LO et des Verts nous mène à un score de 45 %, bien au-dessus de l’UMP et de ses sbires. Il est plus que temps de tirer les leçons politiques de cette donnée.

Si l’on regarde plus précisément les résultats du scrutin à gauche, on remarque que les diviseurs ont été sanctionnés, comme l’a été le PC dans les années 1970, après la rupture du Programme commun. Le PS a le bec dans l’eau, car il s’est aligné sur le programme social-libéral du PSE. Il a divisé la gauche et a perdu la bataille. Pourtant, une campagne de gauche aurait pu nous mener à un score comparable à celui de 2004. Le NPA, lui aussi, a voulu faire cavalier seul, pour montrer ses muscles et imposer son hégémonie sur la « gauche de la gauche ». Il fait maintenant profession d’anti-éléctoralisme pour expliquer sa défaite. Vieille recette de la LCR… Face à cela, sans pour autant adhérer à leur campagne et -a fortiori- à leur programme, on ne peut que constater le succès de la liste écologique et du Front de Gauche. Pourquoi ont-ils déjoué les pronostics ? Pour la simple et bonne raison qu’ils sont apparus comme unitaires. Selon nous, il ne s’agit que d’une posture, mais, au moins, elle paie. C’est bien normal. Cela signifie que les salariés cherchent une voie, une issue contre la droite et la patronat. La dissémination des voix de gauche prouve que rien n’est encore joué. Mais le temps presse.

Cela fait bien longtemps que nous militons pour l’unité des forces de gauche. Cette unité  n’est rien d’autre que l’expression de l’unification politique du salariat. C’est la voie de la victoire. Et c’est pour cela que nous sommes viscéralement unitaires. Mais nous n’avons jamais été et nous ne voulons pas être des voix de Cassandre. Nous sommes prêts, avec d’autres, à travailler à la réunification de la gauche, sur un programme clair de transformation sociale, car « on ne saurait aller de l’avant sans aller vers le socialisme ».

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3 Responses to Les diviseurs ont été battus, vive l’Unité !

  1. Leo says:

    Absurde. Les électeurs ont plébiscité à 32% à gauche cette offre politique soit disant social libérale (écolos+pse) alors que les « radicaux » sont à 11%

  2. Pierre says:

    Au contraire, l’article est juste.
    32% ce n’est pas un plébiscite, et surtout j’éviterais de mettre ensemble l’électorat petit-bourgeois des Verts et celui du PS, beaucoup plus à gauche. De manière générale, avec une abstention aussi forte, ce n’est qu’une photographie instantanée de l’humeur d’une petite partie de la société française.

    Le réservoir électoral des forces traditionnelles de la gauche est énorme, mais ni le réformisme mou du PS, ni le réformisme à peine plus radical du Front de gauche, et encore moins l’absence de perspectives politiques concrètes du NPA ne pouvaient mobiliser des masses déçues par l’expérience du pouvoir.

  3. offensivesocialiste says:

    Je n’aurais pas su répondre plus précisément ! Merci, Pierre de ce commentaire tout à fait juste. Ces résultats extremement ambigus expriment d’un coté la soif de gauche des salariés de ce pays, eux qui cherchent l’alternative à la droite et au capitalisme, mais aussi la crise des organisations traditionnelles du monde du travail (PS, PCF, mais aussi la LCR-NPA, devenue institutionnelle depuis 2002).
    Il faut reconstruire à gauche, vraiment ! C’est la tache de cette jeunesse qui ne connait que la crise, la précarité, et qui s’est massivement abstenue dimanche dernier !
    JF (rédacteur de l’article).

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