Par Mathias Tessier (44)

1er mai, fête internationale des travailleurs« Dressez-vous comme des lions après le repos en une foule invincible. Secouez vos chaînes comme la rosée tombée sur vous pendant votre sommeil. Vous êtes une multitude et ils sont si peu ! »

The Masque of anarchy, Percy Bysshe Shelley (1819)

Plus que jamais, le premier mai doit être la fête internationale des travailleurs !

Pendant des années, on nous a expliqué que s’adapter à la mondialisation c’était céder au chantage entre suppression des 35h et délocalisation. Puis, Sarkozy est venu nous expliquer qu’on ne pouvait pas augmenter les salaires (toujours la faute à cette mondialisation) et qu’il fallait « se remettre au travail ». Et depuis la crise. Alors, tous les jours, on nous annonce qu’une usine ferme ou que des salariés sont mis au chômage partiel. Bien sûr parce que certaines entreprises ont des difficultés. Mais surtout parce que les actionnaires ne veulent pas perdre leur marges. Qu’on rogne sur les salaires, que la misère augmente, qu’on prive les travailleurs de ce qui constitue une bonne partie de leur existence, peu importe, pourvu que les plus riches continuent à s’enrichir…

Mais cette situation, loin d’être inéluctable, peut se renverser. Plus que jamais, nous devons réaffirmer que le monde qu’ils construisent n’est pas le nôtre. Que leur société, où l’on produit toujours plus pour que quelques uns s’engraissent, ne tiendra pas longtemps. Les grandes journées de mobilisations du 29 janvier et du 19 mars, toutes les entreprises qui se réveillent en lutte, ont montré que quelque chose s’est cassé. Non, ils ne nous feront plus croire que la concurrence généralisée entre les pays nous rendra plus heureux ou qu’on ne peut pas augmenter les salaires parce que le coût du travail est moins cher en Europe de l’Est ou en Chine. Nous savons que c’est par la solidarité internationale que nous pourrons construire une société meilleure. Les grèves à Dacia, en Roumanie, ont permis des augmentations de salaires considérables et nous montrent la marche à suivre.

Cette solidarité que nous devons construire entre les travailleurs de tous les pays, nous devons la construire également en France. De même que la division syndicale est un formidable levier pour le patronat, l’éparpillement des partis politiques à la gauche du PS devient du pain béni pour la droite. Le premier mai nous défilons tous ensemble dans la rue. C’est par l’unité que nous pourrons combattre efficacement la droite et construire une société plus juste !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :