D’Islande en France, nous voulons l’alternative !

victoire de la gauche en IslandeContrairement aux inepties proférées tous les jours par les faiseurs d’opinion libéraux, la crise du capitalisme s’approfondit. Elle n’a d’ailleurs jamais été qu’une « simple » crise financière, puisque la frénésie spéculative était déjà une réponse à une crise systémique de la demande. En effet, en baissant les salaires depuis les années 1970, les classes dominantes n’ont pas fait qu’augmenter les profits ; elles ont par la force des choses augmenté, dans le partage de la valeur, la part du capital fixe, l’ont en quelque sorte alourdi et ont rendu de ce fait beaucoup plus difficile sa valorisation.

Si la demande est faible, pour cause de salaires en berne, il n’y a plus que deux solutions pour reproduire le capital : doper la consommation par le crédit ou alors spéculer. Les crises financières successives ont contraint les investisseurs à battre en retraite sur le marché des crédits… et patatras ! En spéculant sur le crédit, ils ont mis à mal la demande suscitée par l’endettement et ont vu, impuissants, se volatiliser les masses de liquidités permettant la spéculation. Voilà pourquoi la situation actuelle n’est pas -et ne peut pas être- une « petite » récession. Les capitalistes ont réussi à crever leurs deux roues de secours en même temps. Et pas le moindre dépanneur à l’horizon…

En toute logique -de leur point de vue, bien sûr-, les fermetures de boîtes se multiplient, le chômage progresse et les monnaies plongent… sauf l’euro, dogme monétariste oblige ! Partout, la révolte gronde. A Continental, à Caterpillar, mais pas seulement. En Grèce, le mouvement social ne cesse de croître, malgré le silence radio des grands médias. Depuis 2 mois, il n’y a pas un secteur du salariat qui n’ait eu l’occasion de manifester contre le pouvoir grec libéralo-mafieux : paysans, dockers, marins, femmes de ménage, employés, fonctionnaires non payés, personnels hospitaliers, artistes, étudiant et lycéens… Partout, les actions organisées sont en cours de centralisation et sont de plus en plus souvent dirigées vers le pouvoir et ses ministères. Gageons que le 1er mai sera chaud, même à l’ombre de l’Acropole !

Les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets, l’effondrement du paradis pour actionnaires qu’était devenue l’Islande a suscité un affrontement social encore jamais vu dans cette petite île tranquille. Le peuple insulaire a fini par trouver le débouché à son action. Il a imposé à la droite, responsable du désastre, des élections anticipées et lui a infligé une défaite cinglante dans les urnes. Ainsi, depuis dimanche dernier, la gauche islandaise est majoritaire, pour la première fois depuis l’indépendance de l’île obtenue… en 1944 ! A l’heure actuelle, il est impossible de connaître l’ampleur du changement que va opérer la coalition associant les sociaux-démocrates et la gauche écologique. Les deux mouvements ne sont d’ailleurs pas forcément d’accord sur grand chose… Mais l’essentiel est fait, les Islandais ont ouvert la brèche de l’alternative à gauche. A nous de nous y engouffrer dès le 1er Mai pour une fête internationale des travailleurs qui n’aura jamais si bien porté son nom ! Tous dans la rue contre les banquiers, la droite et le libéralisme. Exigeons aux partis de gauche de s’unir pour proposer enfin quelque chose aux salariés en quête d’une alternative !

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