EDITO d’Unité n°19, Février 2009

Par Marlène Collineau (44)

manif etudianteIl y a un mois la Guadeloupe commençait sa longue lutte pour l’amélioration de ses conditions de vie. Il y a trois semaines, à l’appel d’un front syndical uni, nous étions 2,5 millions à défiler dans les rues contre les projets libéraux du gouvernement.

Il y a deux semaines, la Réunion entrait dans la danse. Et que dire de tous ces salariés du privé qui se battent contre la fermeture de leurs usines, qui ne se résignent pas devant leur mise en chômage partiel ou technique ? Et devant ces lycéens et étudiants qui, une fois de plus, descendent dans les rues pour exprimer leur refus de l’autonomie des lycées et des universités et pour crier, à qui veut l’entendre, leur ras le bol de la précarité ?

Sarkozy a choisi : il ne dit rien ! Ou plutôt, il ne dit presque rien. Lors de son allocution télévisée du xx/xx, il ne s’adresse ni aux DOM, ni aux salariés, ni aux jeunes. Il s’adresse à ses amis, toujours les mêmes, Parisot et consort, en leur promettant la suppression de la taxe professionnelle !

Encore une raison, s’il en fallait une, de s’opposer frontalement à l’idéologie libérale nauséabonde du gouvernement, qui prévilégient les banquiers et aux chefs d’entreprises, laissant les plus faibles pour compte. Dans les manifs de soutien à l’Outre-Mer, on le chante : « Dans les DOM-TOM, y’a les békés, en métropole, y’a les banquiers ! C’est tous ensemble qu’on va les faire saigner ! »

Contre Sarkozy, une seule solution, la lutte : tous ensemble, la grève : générale, la revendication : unique ! 200 euros pour tous, maintenant !

Aujourd’hui, plus que jamais, ouvriers, employés, jeunes et vieux, ont besoin de protections sociales. Le contre plan de relance du Parti Socialiste est une première réponse de notre attachement à ceux-ci. Mais nous devons aller plus loin. Nous, jeunes socialistes, choisissons notre camp, fièrement. Le camp des socialistes, c’est toujours le camp des plus faibles, le camp de ceux qui espèrent, le camp de ceux qui luttent. N’ayons pas peur de dire que notre priorité ce sont les hommes et femmes que la politique de Sarkozy délaisse. Dans les grandes mobilisations sociales, comme dans les combats ordinaires, nous devons leur affirmer notre entière solidarité.

Et de conclure avec ces quelques mots empruntés à Étienne Davodeau, qui, dans Rural, décrit l’opposition d’un village au passage d’une autoroute sur leurs terres. Au sujet d’un simple fil barbelé qui aujourd’hui sépare le bitume des champs de travailleurs paysans :

« L’inconvénient de ce genre de barrière, c’est qu’il faut forcément se situer d’un côté ou de l’autre. S’asseoir dessus, c’est se piquer le cul. Bonne route [lecture]. »

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