Le RSA Jeunes de Martin Hirsch

place-de-precarite« Le mot d’ordre donné par le président de la République est l’accès à l’autonomie, en conciliant responsabilité et solidarité. Jusqu’à présent, les promoteurs de l’allocation d’autonomie n’ont répondu ni à la question de la prise en compte du revenu des parents, ni aux différences de statut des jeunes, ni à sa pertinence face à l’insertion dans l’emploi, ni à l’articulation avec les avantages fiscaux. »

Martin Hirsch, promu haut-commissaire à la jeunesse, n’a pas tardé à annoncer la couleur. Faire jouer la solidarité sociale afin de permettre aux jeunes d’être autonomes, oui, mais à une condition : que les jeunes soient responsables ! La responsabilité « à la Hirsch », c’est une responsabilité individuelle basée à la fois sur la réussite personnelle (dans les études, dans l’insertion professionnelle) et sur l’auto-suffisance financière (le gagner plus pour être aidé un peu…). La responsabilité « à la Hirsch », c’est appliquer le RSA à la jeunesse, c’est faire croire aux jeunes que la seule volonté suffit pour réussir.

 

À nous, jeunes socialistes, d’affirmer les valeurs que nous portons, qui tranchent définitivement avec celles du gouvernement et de démontrer que la seule responsabilité quant à l’insertion de la jeunesse, c’est la responsabilité sociale. Dès lors, il s’agit de mettre l’ensemble de la jeunesse en sécurité sociale afin de répondre à une double ambition ; le droit à la réussite d’une part (ne pas contraindre un étudiant à se salarier sur le temps de ses études) et, d’autre part, le droit à l’échec (ne pas se formaliser si un élève redouble, permettre les réorientations, faciliter la formation continue).

 

Défendre une allocation d’autonomie pour tous les jeunes, ça n’est pas défendre un outil théorique absolu. Aujourd’hui, plus que jamais, il nous faut imposer nos choix. Ne laissons pas l’UMP trancher à notre place. Quand Hirsch affirme que nous n’avons pas de solution à apporter, il nous revient de lui démontrer le contraire. Ne nous laissons dicter ni les conditions d’attribution, ni le financement de l’allocation d’autonomie ! N’ayons pas peur de dépasser les cadres intellectuels dans lesquels nous nous bornons aujourd’hui. Engageons, dès à présent, un vrai travail collectif qui débouche sur la mise en sécurité sociale de tous les jeunes.

 

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