Edito d’Unité 18, Janvier 2009

manifestation-lyceens-parisSoyons conquérants !

Par Johann Cesa, Animateur Fédéral de la Loire

 

Dans ces temps difficiles, s’il y a bien un mot d’ordre à affirmer, c’est celui que porte notre journal : UNITE !

 

En face, les capitalistes sont unis. Ils s’arrangent pour ne pas sanctionner Bernard Madoff, ils sauvent les banques avec l’argent de l’Etat, ils organisent leurs succès financiers sur le dos des créateurs de richesses que sont les salariés. Le capitalisme est un système parfaitement organisé et bien huilé. Il est partout, il est mondial.

 Schumpeter, qui était loin d’être un socialiste, annonçait des crises perpétuelles ; nous attendons toujours d’en sortir… Karl Marx prédisait que le capitalisme arrivera un jour à saturation. Nous y sommes, alors soyons courageux !

 

Mais, nous, peuple de gauche, sommes en totale désunion. Les vaines luttes d’appareil ont pris le pas sur notre tâche fondamentale : œuvrer non pas pour l’intérêt général (nous y laissons toujours des plumes !), mais pour l’intérêt du salariat.

 

Partout en France, construisons une mobilisation forte de la jeune gauche. Laissons de côté nos quelques différences et rancœurs pour passer à l’action, l’Histoire nous attend ! Aujourd’hui, pour un jeune, prendre une carte dans une organisation politique n’est pas chose aisée. Mais, en période de crise, l’intérêt des jeunes pour la chose publique s’accroît. Souvenez-vous de cette vague d’adhésion lors des manifestations anti-CPE. Il nous incombe de représenter cette jeunesse alarmée par la précarité. C’est notre devoir de défendre leurs droits.

 

Un seul mot d’ordre donc : unité dans les combats, unité dans les luttes, unité dans les revendications.

 

Ce front unitaire sera l’élément déterminant dans la réussite de la journée de mobilisation du jeudi 29 janvier. Depuis l’arrivé au pouvoir de Sarkozy, il n’y a pas eu convergence des luttes. Les cheminots contre le service minimum, les postiers contre la privatisation de la Poste, les universitaires et les étudiants contre la loi LRU, les lycéens contre la réforme Darcos, les associations contre le décret instituant EDVIGE, les magistrats contre la réforme Dati, etc. À chaque fois, le Mouvement des Jeunes Socialistes a été présent. Il faut que cette journée d’action soit le point de départ d’un mouvement social global. L’histoire montre que ce n’est pas uniquement dans ces journées d’actions que nos idées progressent, c’est dans leur continuité et dans leur généralisation, que ce soit dans les entreprises, les lycées ou les universités. Nous devons être en capacité de transformer les aspirations des salariés et de la jeunesse en revendications globales pour aboutir à de nouvelles conquêtes sociales. La meilleure défense, c’est l’attaque !

 

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