Changer la donne éducative, maintenant !

Les camarades de "l’Offensive socialiste" ont fait de leur travail de réflexion et d’analyse sur l’école une contribution thématique dans le cadre du congrès socialiste de Toulouse. Nous la reproduisons ci-dessous. Elle est également consultable -et surtout signable !- à l’adresse http://www.parti-socialiste.fr/congres/contribution/thematique/changer-la-donne-educative-maintenant.

L’école de la République est sinistrée. Elle a été méprisée, insultée, rabotée pendant trop longtemps. Ces dernières années, les signaux d’alerte se sont multipliés. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passée de 7,3 à 6,6 % du PIB. Le taux de scolarisation en maternelle est passé de 85 % en 2001 à 78 % aujourd’hui. La France dispose, avec cinq enseignants pour 100 élèves, du taux d’encadrement dans le primaire le plus faible des pays industrialisés. Enfin, dans le second degré, la proportion d’élèves en difficulté a bondi de 15 à 20 %. Si la droite voulait détruire l’école publique et livrer la jeunesse aux sociétés de soutien scolaire, à l’école privée et à l’appétit d’un patronat toujours en quête d’une main d’œuvre bon marché, il est fort à parier qu’elle n’aurait pas agi autrement !

Ce n’est donc pas un hasard si les jeunes et les enseignants ont opté dans leur immense majorité pour le changement. Près de 50 % des professeurs du primaire et du secondaire ont voté pour notre candidat dès le 22 avril et 80 % des enseignants ont glissé dans l’urne lors du second tour un bulletin François Hollande pour chasser Sarkozy et ses ministres de l’Ignorance nationale. Quant aux jeunes de 18 à 30 ans, ce sont plus de 60 % d’entre eux qui se sont prononcés pour notre candidat le 6 mai dernier. C’est dire si nous ne pouvons pas décevoir le monde de l’éducation. Conformément aux engagements présidentiels, le gouvernement entend refaire de l’école publique sa priorité. Le ministre de l’Éducation nationale a tracé les premiers axes de son action. Il doit maintenant enclencher la vitesse supérieure tant les attentes sont grandes.

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Changer la donne éducative, maintenant ! (II)

Cet article est le second d’une série de quatre textes traitant de l’éducation dans la perspective du congrès national du Parti socialiste qui aura lieu en octobre prochain. Les camarades de l’Offensive socialiste ont été amenés à établir une plate-forme éducative à partir de leurs analyses antérieures afin de nourrir la contribution de la gauche du PS "Pour réussir le changement, redistribuer les richesses", présentée par Gérard Filoche. Pour lire cette contribution, cliquez ici http://www.redistribuer-les-richesses.eu/

Sur dix fils de cadre entrés au collège en 1995, huit étaient encore étudiants dix ans après et un seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur dix enfants d’ouvriers en revanche, trois sont dans le supérieur quand la moitié a quitté le système scolaire sans le bac. En France, un lycéen de milieu défavorisé a deux fois moins de chances d’entrer dans l’enseignement supérieur que s’il avait grandi en Espagne ou un Irlande En contradiction flagrante avec ses principes fondateurs, l’école de la République s’est transformée en machine à amplifier les inégalités sociales. Voilà la réalité crue, celle contre laquelle nous devons lutter de toutes nos forces, parce que nous sommes socialistes et que nous nous refusons de cautionner, sous prétexte que nous peinons à la transformer radicalement, cette société inégalitaire que nous ont léguée des siècles d’exploitation. N’est ce pas ce que voulait dire le Président de la République, quand il s’est écrié, le 15 mai dernier, lors de son discours en hommage à Jules Ferry : « Comment accepter qu’un enfant ait plus de chances de réussir s’il a grandi ici plutôt que là ? L’école, c’est l’arme de la justice. Et la justice, c’est la mixité sociale. C’est à cette tâche noble entre toutes que l’école se dévoue depuis plus d’un siècle » ?

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Changer la donne éducative, maintenant !

Cet article est le premier d’une série de quatre textes traitant de l’éducation dans la perspective du congrès national du Parti socialiste qui aura lieu en octobre prochain. Les camarades de l’Offensive socialiste ont été amenés à établir une plate-forme éducative à partir de leurs analyses antérieures afin de nourrir la contribution de la gauche du PS Pour réussir le changement, redistribuer les richesses, présentée par Gérard Filoche. Pour lire cette contribution, cliquez ici http://www.redistribuer-les-richesses.eu/

Le passage de la droite au pouvoir pendant dix longues années est loin d’être passé inaperçu dans l’éducation. A dire vrai, l’école de la république est sinistrée. Elle a été marginalisée, méprisée, insultée, rabotée pendant trop longtemps. Ces dernières années, les signaux d’alerte se sont d’ailleurs multipliés et ils prouvent à eux-seuls les dégâts qu’ont réussi à infliger les libéraux à ce fleuron de la république dont les salariés ont raison d’être si fiers. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses éducatives (« dépenses intérieures d’éducation ») est passée de 7,3 à 6,6 % du PIB. Le budget de l’éducation nationale ne correspond plus aujourd’hui qu’à 21 % du budget de l’État, contre 28 % en 2007. Le taux global de scolarisation en maternelle (2-5 ans) est passé de 85 % en 2001 à 78 %. En 2011, la France disposait, avec cinq enseignants pour 100 élèves, du taux d’encadrement dans le primaire le plus faible des pays industrialisés. Dans le second degré, la proportion d’élèves en difficulté a bondi de 15 à 20 % dans la décennie 2000. Enfin, 150 000 jeunes sortent sans qualification du système scolaire chaque année… Si la droite voulait détruire l’école publique et livrer la jeunesse aux sociétés de soutien scolaire, aux institutions privées et à l’appétit vorace d’un patronat toujours en quête d’une main d’œuvre bon marché, il est fort à parier qu’elle n’aurait pas agi autrement !

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Etat d’urgence à l’Université !

Par Thomas Declercq (34)

Alors que le premier tour des élections législatives approche, il est nécessaire pour la gauche en général, et le PS en particulier, de mettre en avant un programme apte à rassembler la majorité des salariés et la jeunesse salariée et/ou scolarisée. A ce titre, le positionnement des socialistes et du gouvernement concernant les remèdes à apporter à l’université française se doit d’être parfaitement clair. Il est par ailleurs de notre devoir en tant que jeunes militants de déconstruire les mensonges que la droite martèle dans tous les médias sur les facs françaises qui seraient devenues florissantes par l’action du saint-profit. Ainsi, Nicolas Sarkozy, le président sorti, n’a eu de cesse pendant toute la campagne de rappeler fièrement qu’il avait investi plus que n’importe quel gouvernement dans l’enseignement supérieur. Dès qu’il le pouvait, Super-Menteur II n’a pas manqué de vanter la réussite de l’autonomie des universités et la modernisation de l’enseignement supérieur permise par celle-ci. En 2007, la loi relative « aux libertés et responsabilité des universités » (LRU) est promulguée, 5 ans plus tard le gouvernement Sarkozy se félicite que l’ensemble des universités soient devenues autonomes. L’objectif était de permettre aux universités, nous dit-on depuis 5 ans, de faire face aux défis du XXIe siècle en matière d’éducation. La défaite du système et des valeurs de Bling-bling n’est elle pas l’occasion rêvée pour faire le bilan de cette réforme bombardée pendant le campagne présidentielle au rang de fierté sarkoziste n° 1 par l’ex-omniprésident et ses valets de l’UMP ?

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Quelques vérités bonnes à dire à 4 jours du 1er tour

A l’issue d’une campagne de 1er tour qui n’a pas été aussi caricaturale que ne veulent bien le dire les éditorialistes, il devient envisageable de dégager les grandes lignes de force de la 1ère séquence électorale d’un année 2012 qui en comptera au moins quatre. La première évidence, c’est que Sarkozy peut être battu. Il semble même se résoudre à la défaite, lui qui avait un temps évoqué de façon pathétique son retrait de la vie politique, préférant l’existence fastueuse d’un médiocre avocat d’affaire à l’ingratitude du travail militant qu’il a comparé à une réclusion au carmel… Hier, sur France Inter, Sarko a même tenté de faire de l’humour à ce sujet. En effet, alors que cette antenne, qui ne le maltraite pas outre mesure depuis qu’il a rappelé en être le principal « actionnaire », avait fait maladroitement précéder son interview d’un retour sur la campagne de Giscard en 1981, le nouvel apôtre de la « France forte » a ironisé en demandant si les programmateurs d’Inter n’avaient pas fait exprès d’évoquer l’amer défaite d’un président sortant juste avant son passage sur les ondes. On pourrait certes imaginer que Sarko tente par là de susciter la sympathie en faisant mine de supporter stoïquement son sort, tel un Poulidor de la politique. Mais cette posture de looser chiraquien ne ressemble par à l’omniprésident qu’a été Bling-Bling. Si cette fois, il ne la sent pas, c’est vraiment qu’il ne la sent pas.

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Le syndicat majoritaire de l’enseignement secondaire prend parti contre Sarkozy !

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire la droite et ses prébendiers, le mouvement syndical n’est pas atone lors de cette campagne présidentielle, loin s’en faut ! Si l’UNSA se cantonne à appeler ses adhérents à faire barrage à Marine Le Pen, de nombreuses organisations n’ont pas peur de prendre clairement parti dans cette bataille gauche-droite où ils ont toute leur place en tant que composantes essentielles du mouvement ouvrier. Ainsi, selon Le Monde, l’Union Syndicale de la Magistrature a "publié jeudi 12 avril un bilan sévère de l’action de Nicolas Sarkozy intitulé "les heures sombres", où il estime que le pouvoir a tenté de placer sous ses ordres la magistrature tout en multipliant les lois inutiles". Dans les mêmes colonnes, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, se proclame "clairement pour un changement de président" et il n’a pas hésité à annoncer que si, par malheur, Sarkozy repassait pour 5 ans, "la tension serait vive"… Même la CFDT a eu maille à partir avec le prétendu "candidat du peuple" qui s’est emporté contre les syndicalistes de Florange .

Enfin, lors de son congrès national qui s’est tenu à Reims au début du mois d’avril, le Syndicat des Enseignants du Second degré (SNES) a appelé les profs à battre Sarkozy par tous les moyens. Cette prise de position courageuse du syndicat majoritaire du monde enseignant est sans nul doute un acte décisif pour l’issue du scrutin. Dix ans après la rupture entre les profs et le PS suite à l’épisode Allègre, cinq ans après la méfiance qu’avaient suscité les déclarations de Ségolène Royal, le vote enseignant retourne enfin au bercail. Pour battre Sarkozy, nul doute que les professeurs vont se saisir en masse du bulletin François Hollande et c’est une très bonne nouvelle !

Nous joignons à cet article, en guise de document, un tract du SNES réalisé dans un établissement scolaire de la banlieue parisienne qui prouve que les enseignants veulent dans leur écrasante majorité en finir avec ce pouvoir ennemi de l’éducation, des services publics et de la laïcité.

Tract présidentielles Essonne

L’accouchement ne sera jamais une marchandise !

La vie est un grand paradoxe. Hier soir, dans le 12e arrondissement, les Bluets étaient en fête. Une maternité en liesse dans la France de Sarkozy, on croit rêver ! Dans la France de ce sombre individu, les femmes se terrent pour enfanter. Dans le pays des banquiers et des actionnaires du CAC 40, la voix du service public est forcément atone. Dans le monde de la rentabilité froide des marchés triomphants, le cri de l’humanité aspirant au bien-être ne peut que se perdre dans le néant, dira-ton… Mais l’humanité est complexe, précisément. Bien plus que ne le pensent les fidèles zélateurs de la RGPP et de la loi Bachelot.  Elle ne se résout pas à se mouler docilement dans les cases conçues pour ce faire par d’obscurs bureaucrates qui ont l’orgueil et l’illusion de vouloir régir nos destinées. En vérité, le monde de la périnatalité était en fête hier à Paris, parce qu’il est fondamentalement en colère.

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« Baisse tendancielle » de la hausse du chômage : une sale journée de plus pour Sarko !

Les 5 millions de chômeurs, que la France de Sarkozy compte, vont être contents de l’apprendre : le candidat-président a en effet annoncé aujourd’hui sur France Info une « augmentation assez modérée » du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de févier. Il a même parlé sans fausse honte d’une « baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs »… Il fallait oser ! La droite n’a peur de rien, mais elle ne sait surtout plus quoi inventer : Christine Lagarde avait forgé ce concept fumeux de la « baisse tendancielle » de la hausse du chômage dès 2007. C’était avant l’entrée du monde dans la crise systémique du capitalisme financier, mais qu’à cela ne tienne ! A droite, on sait trouver les éléments de langage jusque dans les fonds de tiroir. Pourquoi ce réemploi impromptu d’un concept inventé avec sa fulgurance coutumière par l’actuel directrice générale du FMI ? Parce qu’il témoigne d’une « reprise économique sensible » ? Bigre ! Une hausse du chômage qui devient le signal d’une reprise généralisée, seule Sarko pouvait avoir le toupet suffisant pour sortir une telle énormité. Et ce véritable retour aux Trente Glorieuses est dû à qui ? A Sarkozy, pardi ! En effet, cette fameuse reprise en pleine crise date du moment où l’Europe -comprenez Nouveau Supermenteur- s’est employée à « résoudre la crise financière de la Grèce, cette crise financière qui créait une crise de confiance qui créait elle-même une crise économique »… Non vraiment, rien à redire, c’est du grand art !

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Malgré l’effroi, la gauche est plus que jamais en pointe !

Sarko a dû en faire une tête, ce matin. Les Français sont vraiment ingrats, a-t-il pensé -même s’il a sûrement employé un terme plus fleuri- ; il s’était pourtant donné tant de mal… Malgré sa mue en super-flic sans peur et sans reproche, ses déclarations martiales dès lundi à Toulouse, malgré l’instrumentalisation de la tuerie perpétré par cet réactionnaire fanatique de Mehra et « l’happy-end » policier qui a conclu ce fait divers sordide, il n’a pas réussi à « capitaliser », comme il dirait dans le jargon ultra-libéral qu’il affectionne tant. Malgré l’union nationale, imposée par ses soins sous le coup de la légitime émotion, qui lui a permis d’apparaître de nouveau comme le protecteur indiscutable d’une France en deuil et de s’affranchir du rôle peu enviable de président sortant discrédité, le de-nouveau-candidat Sarko n’a pas gagné l’once d’une intention de vote. C’est à vous dégouter de disposer de tous les moyens de propagande de ce pays ! Pensez-donc ! Hollande toujours largement devant, sortant en tête du 1er tour et facile vainqueur au second, puis Mélenchon dépassant Bayrou et Le Pen : le moins que l’on puisse dire, c’est que la semaine ultra-sécuritaire que Sarko nous a fait subir n’a pas été payante.

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Sarko et les salaires ou les supercheries du « candidat du peuple »

Par Jean-François CLAUDON (75)

Le « candidat du peuple » se foutrait-il du… peuple ? Ses dernières sorties à Villepinte font porter le chapeau à l’Europe qui ne protège pas les honnêtes citoyens contre l’invasion mahométane, cette Europe qui ne fait rien contre les délocalisations…. NS (comprenez « Nouveau Supermenteur ») flatte les bas instincts de la populace beauf’ de droite en se gardant bien de préciser que l’Europe des banquiers, l’Europe cléricale et décentralisatrice, celle du moins-disant social, il est à fond pour ! N’a-t-il pas voté des deux bras le Traité Constitutionnel Européen rejeté par une énorme majorité des salariés de ce pays, le 29 mai 2005, puis fait passer à la hussarde le Traité de Lisbonne, le 4 février 2008, en s’asseyant sur la volonté clairement exprimée du peuple français ? En réalité, NS fustige l’Europe technocratique et impuissante pour mieux sauver son Europe à lui, celle du capital. Sarko a décidément des propos bien trop opposés aux aspirations populaires les plus profondes pour réussir à passer pour le fameux homme du « peuple » qu’il fait mine d’être devenu par la grâce bonapartiste de l’élection au suffrage universel du président de la république.

D’ailleurs, s’il était vraiment le « candidat du peuple » et non celui du Fouquet’s, des patrons du CAC 40 et des grands actionnaires, Sarko saurait que les salariés français ressentent une sympathie presque instinctive pour leurs frères hellènes saignés par la finance depuis tant et tant de mois. « Nous sommes tous Grecs » est un slogan que l’on entend partout dès que l’on commence à parler politique dans la rue, au café, à la fac, au boulot… Or, que fait Nouveau Supermenteur, si ce n’est frapper le peuple grec dans sa chair pour sauver les banques et leurs profits ? En affirmant le 6 février dernier, aux côtés de sa maîtresse que « les Grecs ont pris des engagements [qu']ils doivent [...] respecter scrupuleusement », le laquais Sarko n’a pas fait autre chose que de cracher au visage de tout un peuple trahi et sali par ses prétendus « élites » qui n’ont rien à redire à Merkozy et à la troïka UE-BCE-FMI. Afficher un tel mépris pour les salariés grecs révèlerait, s’il en était encore besoin, l’inhumanité foncière de ce « candidat du peuple » prêt à détruire des millions de vies et à affamer des nations entières plutôt que de voir remise en cause la loi d’airain de l’auto-accumulation du capital à la préservation de laquelle il a voué sa vie.

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Pour unifier la gauche, il faut un débat public Hollande-Mélenchon !

C’est sous ce titre qu’une tribune de l’Offensive socialiste vient d’être publiée sur le site de Marianne 2. Nous reproduisons ici le texte original, découpé en deux articles pas souci de lisibilité.

La dynamique unitaire à gauche recèle de nombreuses vertus. La dernière en date constitue l’annonce plus précoce que prévue de la mue prodigieuse du président candidat en candidat président. On l’a dit et redit, l’entrée de Sarkozy en campagne est un non-événement – si ce n’est pour l’argent des contribuables ! -, mais même les commentateurs les plus proches du pouvoir sont contraints d’admettre que c’est bel et bien les progrès de la gauche qui ont chamboulé le scénario gaulliste cousu-main du président-sauveur-qui-n’a-même-pas-besoin-de-se-présenter. L’ennemi commun de toute la gauche a enfin un visage : celui d’un candidat cynique qui se rêve en capitaine exemplaire du navire France alors qu’il ne vaut pas mieux que le pilote du Concordia. Le visage d’un « pouvoir » d’autant plus inflexible avec les opprimés qu’il se couche sans condition devant les banquiers et les traders.

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Pour unifier la gauche, il faut un débat public Hollande-Mélenchon (II) !

Suite de tribune de l’Offensive Socialiste parue dans Marianne 2, le 21 février 2012

Ces petites phrases assassines n’ont pas leur place à gauche, car la dynamique unitaire qui se met en branle, si elle présuppose le droit absolu à la critique en son sein, impose que la formulation des divergences soit honnête, c’est-à-dire fondée sur les faits. Cesser les invectives ne signifie pas, à notre sens, se résoudre à un débat aseptisé et conformiste dont le tout-sauf-Sarko serait le sésame, mais au contraire assumer les divergences programmatiques afin de tenter de les aplanir autant que possible. Ce qui nous rassemble est mille fois plus fort que ces petites piques politiciennes. C’est une nécessité impérieuse pour la gauche que d’élever le débat. Et les états-majors l’ont bien compris, eux qui s’ingénient d’un côté à minimiser la portée de la déclaration de Hollande visant à rassurer la City et de l’autre à éteindre la polémique attisée dans les rangs du FdG sur le mépris présumé du PS à l’égard de ses alliés communistes.

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Signer et faîtes signer !

Les camarades de l’Offensive Socialiste vous incite fortement à signer cette pétition  en cliquant ICI
Xavier Bertrand et Valérie Pécresse viennent de confirmer que le gouvernement répondait favorablement à la demande exprimée par Laurence Parisot, présidente du MEDEF, en octobre dernier d’instaurer une TVA sociale. Cela signifie simplement qu’une partie des cotisations sociales payées par les employeurs vont être supprimées et qu’en contrepartie, la TVA va augmenter.Les cotisations payées par les entreprises sont l’un des piliers de notre modèle social. Elles permettent à chacun d’entre nous d’avoir accès à une retraite, à l’éducation, à la santé ou d’être protégés en cas d’accident. Ces cotisations – que l’on appelle parfois "charges", c’est bizarre quand on y pense – font partie de nos salaires. Et le gouvernement voudrait les faire baisser ? Pour augmenter la TVA ? La facture est donc présentée aux salariées et salariés. En double. Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs ont voulu réduire le « coût du travail » à coup d’exonérations de cotisations, nous expliquant que cela créerait des emplois. Résultat, fin 2011, nous avons presque 10% de chômeurs en France. Très efficace.
Retraite, santé, allocations chômage, accidents du travail, indemnité journalières : depuis qu’elle est au pouvoir, la droite s’est acharnée à détruire notre système de protection sociale.
Pour sortir de la crise, il faut relancer la croissance. Et pour ceci, pas d’autre solution que d’augmenter le pouvoir d’achat et de créer des emplois. En baissant les salaires – mêmes indirects – pour augmenter la TVA, la droite fait exactement l’inverse.

La gauche européenne ne doit pas tomber dans le piège de l’Union nationale !

Par Jean-François Claudon (75)

Georgios n’a pas l’air comme ça, mais c’est un petit marrant. Il en a joué une bonne au peuple grec en annonçant le 31 octobre dernier la tenue d’un référendum sur le fameux « plan de sauvetage de la Grèce », puis en rebroussant chemin dès le jeudi 4 novembre, après s’être fait vertement sermonné par la panzer-chancelière d’Europe qui ne sort plus sans son petit roquet français. A son corps défendant, pensant certainement que le sort de sa caste était étroitement lié à son destin personnel, Papandréou avait sans le savoir ouvert la boîte de Pandore de l’insurrection électorale. Nous avons entrevu, l’espace d’un instant, la perspective d’un soulèvement des peuples d’Europe contre les spéculateurs, d’un incendie social qui prendrait enfin à l’échelle continentale, 6 ans après l’étincelle allumée en France au soir du 29 mai 2005… Papandréou a alors pris conscience de la bombe à retardement qu’il avait malencontreusement enclenchée en en appelant au peuple hellène, mais il était trop tard. Cette fin de race issue de la plus grande dynastie de politiciens que la Grèce n’ait jamais enfantée avait failli. Les bourgeoisies européennes, par la voix du tandem Merkel-Sarko, n’avait plus qu’à mettre au rancart cette marionnette qui s’est soudainement animée, mais qui ne faisait plus rire personne. Et c’est maintenant au tour du guignol de Milan d’être poussé dehors par la main bien visible du « marché ». Sale temps pour les comiques qui, par leur sauts d’humeur intempestifs, hérissent le poil des spéculateurs… L’heure est aux gouvernements de salut public du capital !

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Notre règle d’or éducative

Par Laurent Johanny (43)

Les signaux d’alarme dans l’éducation se multiplient et pourtant ils ne proviennent pas seulement de ces râleurs de syndicalistes enseignants. Entre 2000 et 2008, la part des dépenses intérieures à l’éducation est passée de 7,3 à 6, 6% du P.I.B. Dans ce contexte, une journée de mobilisation aura lieu le mardi 27 septembre à l’appel de plusieurs organisations syndicales. Alors que 150 000 jeunes sortent sans qualification du système scolaire depuis des années, le sinistre mais néanmoins ministre Chatel annonce 16000 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée 2012 qui s’ajouteront aux 50 000 suppressions depuis 2007. Ce massacre organisé de l’École répond aux engagements irresponsables et partisans de Sarkozy en 2007.

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Communiqué de l’intersyndicale : Journée d’action le 11 octobre

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.
Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.
Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :
• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.
• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.
• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.
• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.
Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.
Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

Montreuil, le 1er septembre 2011

Pour un 1er mai utile : « tes 1000€, on n’en veut pas » !

Par Johann CESA (membre du Bureau National du MJS)

Le petit bling-bling est à la rue. Plus personne ne veut de lui. La bourgeoisie commence même à douter de lui pour les échéances de 2012. Pour se rebiffer et se refaire une santé, Sarko se remet à chantonner sa petite musique ouvrière qui avait fait sa force en 2007. Ah ! Il les aime, les usines et les fabriques ! Haut lieu du capitalisme où les taux de profit tirent à vue sur la chaire humaine, il trouve ça beau, notre Sarko, les salariés à sec qui courbent l’échine pour éviter des fins de mois douloureuses, lui, le beau-parleur qui permet à ses protégés millionnaires de payer moins d’impôt qu’un smicard. Alors, il promet du sang, de la sueur et des larmes pour les entreprises qui donnent trop aux actionnaires. Un vrai « socialo », ce Sarko ! Un « partageux », même ! Allez hop, 1000 € de primes pour tout le monde. Tout le monde ? Non ! Faudrait être maso’ pour croire que les assemblées générales vont voter une augmentation des dividendes afin de permettre aux salariés de toucher la prime de 1000€. Ce n’est qu’un tour de passe-passe mal ficelé qui ne vise qu’à détourner l’opinion publique du spectacle inique que constitue l’allègement de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Même François Barouin, le chiraco-sarkozyste (sic), évoque un « vaste foutoir ». 1000 €, c’est quoi sur année ? A peine plus de 80 € par mois d’augmentation, alors que les salariés en demandent le triple : 200 € de plus par mois tout de suite !

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Une bonne gauche pour mettre le FN au tapis !

Par Julien Guérin (77)

Depuis le dernier congrès du FN où Marine le Pen est devenue présidente du mouvement, telle une héritière de la grande bourgeoisie dont elle fait bel et bien partie, tout l’espace politico-médiatique semble occupé par la fille du vieux chef extrémiste. D’éditoriaux alarmistes en sondages traumatiques, en passant par de « savantes » analyses pseudo-sociologiques faisant du FN le premier parti ouvrier de France et l’ultime défenseur de la laïcité, nous avons dû tout subir de la part des éternels donneurs de leçons de la presse sociale-libérale et libérale-sociale qui, une fois de plus, chantent les mêmes refrains éculés.

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Il est temps de le virer !

Par Jean François CLAUDON (75)

La prétendue « majorité » -en réalité ultra-minoritaire dans la population de ce pays- craque de partout. Sarko, le roi de la loose sondagière, flanche en voyant des « pédophiles » à chaque conférence de presse, tandis que l’affaire Karachi l’empêche de dormir malgré les douces berceuses de Dame Carla. Borloo se lache avec la rage d’un soupirant éconduit, Fillon se voit pousser des muscles qu’il n’a pas et Coppé se croit roi du monde dans la Sarkozie agonisante… Même le téméraire Raffarin se sent une vocation de leader d’hommes en lançant son propre mouvement « République et territoire », tout un programme… Bien sûr, les journalistes bien-pensants vont expliquer doctement aux gueux que nous sommes que s’arrêter sur l’image que donne le pouvoir est insuffisant. Qu’il s’agit évidemment d’un « trou d’air » que tout pouvoir doit affronter une fois passé l’orage du mouvement social. Le salarié lambda, lui, se dira, un brin shakespearien : « il y a quelque chose de pourri » dans le royaume de Sarko Ier ! Et il a mille fois raison, malgré son bagage universitaire bien moins fourni que les faiseurs d’opinion qui croient tout régenter de leur plume ! Le réalité est là : le régime sarkoziste s’écroule et il est temps d’en prendre conscience collectivement afin d’agir une bonne fois pour toute sur la situation politique.

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C’est possible ! C’est maintenant !

Par Jean-François Claudon (75)

La rue gronde et le pouvoir tremble. Il est comme supendu en l’air sans soutiens sociaux autres que les grands actionnaires et les parasites du CAC 40 qui commencent à se repentir de leur intrépidité. "Pourquoi ce bras de fer qui risque de mal finir ?" ; "pourquoi une telle attaque frontale contre l’ensemble des salariés de ce pays ?" : face au mouvement social d’ampleur qui se construit, face aux incessants appels de secteurs de plus en plus nombreux à la grève reconductible, les classes dominantes n’en reviennent pas de leur culot. Pourtant, elles le savent. Aux grands maux, les grands remèdes ! Il fallait imposer un rapport de force inédit vu les difficultés grandissantes que rencontre le capital pour se valoriser. Il fallait faire payer la crise du capitalisme à ces idiots de salariés qui se complaisent tant dans les fanges de l’exploitation. Sauf qu’à un moment, trop, c’est trop. L’exaspération sociale dans les boîtes, les usines ou les établissements ne pouvaient plus être davantage contenue. Les leaders syndicaux le disent depuis plus d’un an : "attention en haut ! En bas, on ne peut plus ! Ils nous sera bientôt impossible de contrôler la colère de ceux qui triment". Le capitalisme a ses contradictions et le fait de devoir attaquer d’autant plus violemment qu’il est en crise n’en est pas la moindre…

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