Vive le Québec libre et débarrassé du libéralisme !

Perçant enfin le mur médiatique et l’indifférence presque totale des journalistes européens trop occupés à scruter les acteurs multimillionnaires au festival de Cannes, la mobilisation des étudiants québécois est venue nous rappeler avec force que le monde actuel est une poudrière qui peut s’enflammer à tout instant.

Un mouvement qui s’inscrit dans une contestation internationale du capitalisme

Des rues de Tunis à celles de Madrid et d’Athènes, c’est une nouvelle génération qui se lève depuis plus d’un an contre le carcan capitaliste que l’on veut imposer aux peuples. Le refus des politiques « austéritaires » se manifestent aux quatre coins de la planète tant sur le plan social que politique. Indignés de la Puerta del Sol en Espagne, mouvement des 99 % aux États-Unis, grèves générales répétées en Grèce, mobilisations étudiantes au Chili : l’année qui vient de s’écouler a démontré toute la force des oppositions multiples au libéralisme. Étudiants sans avenir, chômeurs sacrifiés, ouvriers licenciés, fonctionnaires précarisés… toutes les catégories sociales ont fait les frais des politiques d’austérité qui ravagent la planète pour le compte d’une poignée d’hyper-riches. La récente défaite de Sarkozy en France et le rejet clair des partis pro-austérité en Grèce semblent confirmer que le vieux monde libéral craque de toutes parts. C’est dans ce cadre international que s’inscrit la montée en puissance du mouvement étudiant québécois où des milliers de jeunes défient le pouvoir depuis plus de deux mois.

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En attendant le changement, la jeunesse exulte !

Par Johann CESA (42)

Qu’ils étaient nombreux les jeunes, place de la Bastille, ce dimanche 6 mai pour fêter comme il se doit la victoire de la gauche. Alors que l’UMP dans l’une de ses nombreuses dérives frontistes, notait la présence de drapeaux étrangers, nous préférons voir à l’œuvre l’unité de tous les jeunes quelles que soient leurs conditions d’existence plutôt que de les stigmatiser et de les diviser. Preuve une fois encore que la gauche fait confiance à sa jeunesse, lui donne une chance tandis que la sarkozie crépusculaire la pointe une dernière fois du doigt.

A une très large majorité, les jeune ont fait le choix du changement. Pourtant pas question de donner un chèque en blanc au Président élu. A les entendre, François Hollande sera attendu au tournant. Leurs revendications, de l’allocation autonomie au droit au logement en passant par la fin du précariat, sont exigeantes mais seules déterminants à la réalisation de la promesse faite par François Hollande « Faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012 ».

Cette génération martyrisée par les coups durs de la droite compte sur cette victoire pour enfin trouver sa place dans la société. Le contrat de génération avec un CDI plutôt que le CIP ou le CPE. L’allocation-autonomie plutôt que le RSA Jeunes. 150 000 Emplois d’avenir plutôt que l’apprentissage à 14 ans. Les jeunes ont fait leur choix. Que le changement arrive et vite !

Le drapeau rouge et le rouge du drapeau !

Tout à sa haine des syndicats et de tous ceux qu’il considère comme des obstacles à sa politique de classe, le candidat de la droite a ordonné hier, lors son discours du Trocadéro, au mouvement ouvrier de laisser tomber le drapeau rouge pour servir la France ! Après sa tirade sur le « vrai travail », cette nouvelle provocation d’un Sarkozy courant derrière le FN n’est qu’une banale reprise de la rhétorique du nationalisme contre la gauche et les partageux assimilés à l’Anti-France travaillant à la ruine de notre pays. La date choisie pour cette saillie contre notre camp n’est pas un hasard, elle est lancée le 1er mai, au moment où des millions de travailleurs défilent dans le monde contre le capitalisme et l’austérité. En se réclamant du drapeau tricolore contre le drapeau rouge, Sarkozy veut accréditer l’idée que le mouvement ouvrier est, dans la nation, un corps étranger, extérieur à son histoire et sapant ses fondements. L’accusation est très grave et mérite quelques rappels historiques avant le vote décisif de dimanche contre le président des riches.

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Le “vrai” travail ?

Nous reproduisons ci-dessous la réaction de Gérard Filoche, inspecteur du travail, militant CGT, membre du CN du PS, animateur de la revue Démocratie et Socialisme, à l’annonce par le président des riches, devenu par la grâce du Medef et des médias aux ordres “candidat du peuple”, de la tenue d’un rassemblement d’inspiration pétainiste pour le “vrai” travail, le 1er mai 2012. Il n’y a qu’une fête le 1er mai : celle des travailleurs, celles des revendications ouvrières, celle des salaires, celle des acquis sociaux, celle de la réduction du temps de travail et de la protection sociale. Le “vrai” travail du maréchal Sarko n’existe pas plus que la fête de Jeanne d’Arc que les Le Pen tentent désespérément de promouvoir… Le 1er mai, nous serons des millions, avec nos syndicats et nos revendications, à dire Non à Nicolas et Marine Le Pen ! Et le 6, il faudra être des dizaines de millions pour les chasser !

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp’ impayées ?

Le « vrai travail » ?  Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu’il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le “vrai” travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

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Les camarades de l’Offensive Socialiste en campagne !

Article du journal “Sud Ouest” qui a interroger notre camarade Tuncay Cilgi.

Tuncay a « ouvert les yeux et découvert le sens de la vie à Pau ». D’origine turque et kurde, c’est dans les Pyrénées-Atlantiques qu’il porte les valeurs du PS, qu’il a rejoint par « conviction » : c’est le parti qui correspond le mieux à ses valeurs qu’il a reçues par son éducation : « la justice, la solidarité, le progrès ». Pour autant, « militer n’est pas une sinécure : il faut donner de son temps et de sa personne pour réussir à convaincre honnêtement. Quand on y arrive, c’est la meilleure des récompenses ». Son plus beau souvenir de militant : « voir les idées que le Parti défend devenir des mesures concrètes, comme les 35 heures ou la CMUC (Couverture maladie universelle complémentaire) ».
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Le changement commence dimanche

Par Marlène COLLINEAU (49)

Dix ans que la Gauche n’a pas gouverné. Dix longues années où le pouvoir réactionnaire en place s’est exercé à détruire tout ce que le peuple détenait de plus beau, les libertés individuelles et collectives. Dix longues années où la liberté et le soutien étaient réservé aux plus riches, aux plus grandes entreprises, aux « amis » qui, pourtant, n’ont jamais été dans le besoin. Car elle est là la terrible et cinglante réalité : la Droite penche du côté de celles et ceux qui n’ont aucune difficulté tandis que la Gauche se range, toujours, du côté des salariés qui n’ont  que leur force de travail  à vendre pour vivre, et qui se lèvent, jour après jour, qui triment, année après année, pour gagner une poignée d’euros par heure là où d’autres s’enrichissent en dormant.

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François Hollande annonce un coup de pouce du SMIC dès juillet

Par Johann CESA (42)

Voilà une information passée complètement inaperçue depuis trois jours. Ce vendredi, nous ne pensions pas écrire cet article tant il paraissait évident que la presse allait reprendre, commenter et gloser le passage en question de l’interview de François Hollande donné à Libération. C’est pourtant une question qui taraude une large majorité des salariés de ce pays : que feront les socialistes pour le SMIC et le niveau général des salaires ?

Depuis des mois, la réponse pouvait se résumer à un bien vague « on verra ». En politique, le dilettantisme est souvent la pire des solutions pour la gauche : il désespère ceux qui attendent beaucoup d’elle sans désarmer le moins du monde les porte-flingues du camp d’en-face qui attendent de sa part un renoncement total. Le choix fait par l’état-major de François Hollande de temporiser sur la question des salaires était le pire qui soit, car les salariés voyaient bien, eux, que leurs factures augmentaient et que leurs revenus baissaient… Nous ne pouvions en outre qu’être inquiets à la vue du tract de campagne de François Hollande sur le pouvoir d’achat où ni le SMIC, ni les salaires ne figuraient. On voyait aussi et surtout nos camarades du Front de Gauche dénoncer le manque d’ambition de la politique salariale que mènerait le candidat socialiste s’il venait à être désigné par le peuple.

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L’accouchement ne sera jamais une marchandise !

La vie est un grand paradoxe. Hier soir, dans le 12e arrondissement, les Bluets étaient en fête. Une maternité en liesse dans la France de Sarkozy, on croit rêver ! Dans la France de ce sombre individu, les femmes se terrent pour enfanter. Dans le pays des banquiers et des actionnaires du CAC 40, la voix du service public est forcément atone. Dans le monde de la rentabilité froide des marchés triomphants, le cri de l’humanité aspirant au bien-être ne peut que se perdre dans le néant, dira-ton… Mais l’humanité est complexe, précisément. Bien plus que ne le pensent les fidèles zélateurs de la RGPP et de la loi Bachelot.  Elle ne se résout pas à se mouler docilement dans les cases conçues pour ce faire par d’obscurs bureaucrates qui ont l’orgueil et l’illusion de vouloir régir nos destinées. En vérité, le monde de la périnatalité était en fête hier à Paris, parce qu’il est fondamentalement en colère.

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A croire que les grands hommes de droite se cachent pour mourir…

Les 10 et 11 avril 2012 resteront à jamais des jours sombres dans la mémoire du mouvement ouvrier international en général et dans celle du camp émancipateur français en particulier. A quelques heures d’intervalles, deux grands du siècle dernier nous ont quitté. Raymond Aubrac est allé rejoindre sa Lucie dans le panthéon des héroïques combattants de la résistance contre le nazisme et les régimes à sa botte de fer. Ahmed Ben Bella, lui, est parti sur la pointe des pieds, comme étranger à la nation qu’il avait pourtant contribué à faire naître dans ces jours sanglants et enthousiasmants où le mouvement indépendantiste algérien menait vaillamment la lutte de tout un peuple pour son indépendance. Il n’est pas de lutte plus juste que celle qu’Aubrac et Ben Bella ont mené tout deux à leur manière : le combat des peuples pour leur propre libération de la barbarie et de l’impérialisme. C’est toute notre classe -celle des opprimés- qui est orpheline aujourd’hui.

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Les jeunes et le vote FN : un combat permanent !

Par Johann CESA (42)

Mauvais présage : en 2002, Jean-Marie Le Pen était en tête chez les jeunes à la veille du premier tour. Et on sait ce qu’il advint de la gauche, ainsi que de son principal représentant, au soir du 21 avril. Dix ans se sont écoulés. Rien n’a changé. C’est même pire ! Car les langues se délient… Encore la semaine dernière, quel ne fut pas mon étonnement lors d’une diff’ devant des lycées d’entendre des propos de vieux fachos sortir de la bouche d’adolescents. « On va à l’école, mais ce sont eux -vous aurez compris que j’ai préféré mettre le terme « eux » plutôt que de retranscrire le terme employé- qui vont piquer mon boulot ». « A la CAF, faut voir, c’est le défilé de voiles et ce sont eux qui touchent les allocs » « A la cantine, on ne peut même pas manger ce que l’on veut. » « Rentre chez toi : pour nous, c’est Marine ! » J’en passe et des pires… Qu’ils eussent été proférés par des fils à papa, des gamins friqués pourris jusqu’à la moelle, cela aurait pu à la rigueur se comprendre. Mais, lorsque ces propos rances sont tenus à la sortie des bahuts recrutant essentiellement dans les quartiers populaires, on est en droit de s’inquiéter.

La désintérêt du politique à l’endroit de la jeunesse a fait le lit du Front National. Il n’y a qu’à voir notre matériel de campagne pour comprendre qu’on ne s’intéresse plus aux jeunes. Dans tous les cas, qu’on ne leur parle plus en tant que tels. Pendant des années, nous avons sciemment utilisé deux discours. L’un pour les jeunes « branchés » de centre-ville et l’autre pour les jeunes des cités, en utilisant le groupe de rap local pour faire « djeun’s » et obtenir sans peine notre visa d’entrée. Entre les deux, le néant total. La gauche a littéralement snobé tout une frange de la jeunesse considérée de façon péremptoire comme has been. Quelle erreur massive ! Il faut bien au contraire parler à toute la jeunesse. L’embrasser dans son ensemble et non la segmenter en catégories fumeuses allant des jeunes ruraux aux jeunes bobos. Cette jeunesse a en commun d’être sans statut social, de devoir affronter le marché du travail, de subir la précarité dans tous les domaines. Et surtout, une très large majorité de ces « travailleurs en formation » a vocation à devenir des salariés soumis, comme leurs aînés, à l’exploitation capitaliste.

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Un clip de campagne qui donne le ton !

« Assez parlé d’égalité, faisons des égaux », se plaisait à répéter notre Jaurès à ses contemporains. Près de 100 ans après la mort tragique du tribun socialiste, cette assertion est malheureusement d’une actualité encore brûlante. Ce constat simple est le point de départ du clip de François Hollande, qui vient d’être dévoilé au public aujourd’hui, premier jour de la campagne officielle. L’égalité est perpétuellement en projet, toujours à accomplir. Elle est comme inachevée, mais elle hante les discours des hommes politiques depuis que la lutte des classes a progressivement imposé la démocratie et rendu impossible tout retour à une société fondée substantiellement sur l’inégalité. Sarko, lui, préfère le mot « équité » à la valeur que la Révolution a placé au cœur de notre belle devise républicaine. Il est vrai que, par « équité » -notion subjective postulant que droits, devoirs, mérite et richesses sont proportionnels dans la cité-, on peut sans peine approfondir les inégalités sociales nées de l’exploitation du travail salarié. Rappelez-vous, en 2009, quand la droit a décidé avec son cynisme coutumier de taxer les indemnités des accidentés du travail ! Ce fut là une de leurs pires vilénies sociales. Et pourtant, cette attaque frontale contre l’ensemble du salariat est passée comme une lettre à la poste, puisque Sarko, Bertrand, Fillon, Coppé et consorts pouvaient tous affirmer en chœur que, vraiment, ça ne les amusait pas d’agir de la sorte et que cette mesure leur était dictée par leur constant « souci d’équité »…

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Un forcené à l’Élysée

Alerte rouge ! Plan vigipirate au niveau « écarlate » ! Un forcené annonce qu’il va sévir ! Il a l’intention de frapper notre pays en plein cœur ! Il envisage même de s’en prendre à tout le continent. Et il a fait savoir qu’il ira jusqu’au bout… Non, non, vous n’y êtes pas. Il ne s’agit pas d’un nouvel apprenti-djihadiste empêtré dans son obscurantisme. Ni d’un nazillon se prenant pour un surhomme. Le forcené est un homme dans la force de l’âge monté sur talonnettes. Il est tout petit, il est bourré de tics, il a l’œil mauvais et gesticule tout le temps. Le problème, c’est que ce dangereux personnage qui menace la nation et l’ensemble des salariés européens n’est pas M. Tout-le-monde : c’est Nicolas Sarkozy, le candidat-pyromane qui se prend pour un président-pompier. C’est un cas psychiatrique très lourd. Lors de la présentation de son programme hier, le « candidat du peuple » a montré qu’il n’avait rien à lui dire si ce n’est que qu’il constituait en toute modestie son seul rempart viable face aux maux qui le menace. Jusque là, rien de plus qu’un bon gros déni de réalité, classique dans ce genre de pathologie mentale qu’on appelle couramment le bonapartisme. Mais le forcené est allé bien plus loin en affirmant comme si de rien n’était la « nécessité » pour l’Espagne de « baisser les retraites et de diminuer les salaires ». Boum ! La bombe est lâchée ! Car l’Espagne ne constitue en rien une cible isolée pour cet incendiaire professionnel : dans son esprit malade, c’est toute l’Europe, à commencer par la France, qui devra être passée au lance-flamme des exigence de la finance de marché. Attention, danger ! Il faut le mettre hors d’état de nuire !

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Abstention, risque majeur

Majoritairement, les jeunes voteront à gauche. Ce n’est pas une nouveauté et pas besoin des sondages pour nous le confirmer. D’ailleurs, lors de nos diffs devant les universités, dans les lycées pro ainsi que dans les porte-à-porte en cité U, il n’est pas difficile de sentir l’envie féroce d’en finir avec le président sortant. Sauf que… une fois encore, les jeunes risquent de se faire remarquer comme étant la classe d’âge qui s’abstient le plus. La jeunesse n’a pas le sentiment d’être interpellée, d’être entendue sur ses revendications. Elle a trop souvent impression que la classe politique l’a abandonné. François Hollande s’est engagé à relever ce défi en plaçant la jeunesse dans ses tops-priorités et en faisant la guerre à l’abstention. Car, si François Hollande -comme Ségolène Royal en 2007- reste majoritaire chez les 18-65 ans, Sarkozy conserve une bonne longueur d’avance chez nos aînés et ce sont eux qui s’abstiennent le moins. L’avenir du pays dépendrait donc des suffrages de ceux qui ont plus d’années derrière eux que devant ? Pour refuser ce scandale démocratique, il n’y a qu’une solution pour la jeunesse : se saisir du bulletin de vote François Hollande et le considérer comme le seul moyen de choisir son destin. Le seul moyen de renouer avec le sens de l’histoire. Le seul moyen de clore cet épisode funeste pour notre pays et pour sa jeunesse qu’a constitué le sarkozisme.

Pour gagner, creuser le sillon social

Éditorial de “la lettre de D&S” n°113 – 4 avril 2012

L’abstention risque d’être forte au premier tour des présidentielles. Certains pronostiquent qu’elle pourrait être supérieure à 30%. Le triste record de 2002 (28,4%) serait alors battu. A qui la faute ? Sarkozy met au centre de sa campagne la sécurité et l’immigration. Après la tragédie de Toulouse et Montauban, il essaie de gagner des électeurs du FN afin d’arriver en tête au premier tour, seul scénario qui peut lui laisser une chance de créer une dynamique pour le deuxième tour. Le « candidat-sortant » entraîne la campagne sur un terrain qui attise les peurs, notamment de l’électorat le plus âgé, mais qui n’intéresse pas une grande partie de nos concitoyens pour lesquels l’emploi et le pouvoir d’achat sont les deux principales préoccupations (au moins, sur ces deux priorités exprimées par une majorité d’électeurs, tous les sondeurs semblent d’accord !).

La droite unie derrière Sarkozy

Après Christine Boutin, Hervé Morin, c’est au tour de Rama Yade et Jean-Louis Borloo de rentrer dans le rang, de « retourner au bercail ». La droite regroupe les siens. Quoi de plus normal ? Sarkozy fait huer la CGT dans ses meetings, fustige les syndicalistes CFDT. Laurence Parisot monte au créneau pour dire tout le mal que le patronat pense des programmes défendus à gauche. Une fois de plus, l’affrontement électoral, le choc droite-gauche sera le reflet dans les urnes de l’opposition de classes qui se joue tous les jours sur le plan économique et social. Nicolas Sarkozy et ses amis du CAC 40 rêvent de poursuivre la politique menée au bénéfice du Capital, au détriment du Travail. Lire la suite

En Espagne, vive la grève générale !

A force d’entendre les médias clamer que la campagne n’enthousiasme personne et qu’elle n’est qu’une suite d’annonces fumeuses proférées par des candidats en manque de « projet mobilisateur », on va finir par le croire… Mais nos amis d’en haut qui font l’opinion d’en bas, au lieu d’étaler leur scepticisme satisfait d’observateurs impartiaux et de doper par-là même l’abstention, feraient bien de se poser cette question : qui, si ce n’est la presse, peut et doit, en démocratie, élever le débat politique et contraindre les partis, par une interpellation aussi permanente qu’impertinente, à répondre aux aspirations profondes des citoyens ? Nombre de journalistes devraient se rendre compte qu’en vitupérant cette campagne, ils ne font que manifester un peu plus leur vacuité… Il est à ce titre hallucinant de voir que la grève générale qui a secoué l’Espagne du PPE triomphant jeudi dernier n’a en rien bouleversé la rengaine démoralisante de la plupart des titres nationaux. Plus d’un million de manifestants, un taux général de grévistes avoisinant les 75 %, avec des pointes aux alentours de 90 % dans certains secteurs de la fonction publique et … rien ! Les salariés espagnols devront fait mieux s’ils veulent un jour faire les gros titres des journaux française et parvenir à faire mentir la maxime d’inspiration pascalienne que fait sienne la presse aux ordres : « vérité en-deçà de Pyrénées, silence au-delà »…

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Bétencourt, De Maistre, Woerth et Sarkozy : aucun lien !

Il a raison, Sarko. La presse est quand même vache avec lui. Malgré le soutien affiché de Mougeotte, de Dassault, du JDD & Cie, malgré l’aubaine qu’a constitué le choix pris en toute indépendance par Philippe Vall de limoger pour raisons éthiques Didier Porte et Stéphane Guillon de France Inter en 2011, ces foutus journaleux ne peuvent pas s’empêcher de le titiller sur ces comptes de campagne. Lui, un honnête homme qui n’a évidemment rien à voir avec l’affaire de Karachi ! Lui qui ne connaît que Mme Bettencourt que par sa marionnette des Guignols ! A croire que l’on vit en démocratie ! Soyons sérieux deux minutes ! En Vème république, un président -élu par 20 millions de Français, faut-il le rappeler- ne peut pas s’adonner à de telles bassesses, occupé qu’il est à peaufiner sa rencontre mystique et quinquennale avec le bon peuple. Au pire, ce sont peut-être des gardes-chiourmes qui ont fait du zèle et qui ont voulu faire plaisir au patron, mais rien de plus… Sarko a fait la même pour Balla’ en 1995 après tout, il sait de quoi il parle ! Heureusement que ces vulgaires hommes de main et ces mafieux n’ont aucun lien avec M. Woerth, le comique troupier passant du statut de trésorier de campagne à celui de ministre-clé du gouvernement Fillon-Sarko. Il faut reconnaître que, si tel avait été le cas, cela aurait fait un peu tâche…

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Actualité du CERES pour une gauche en campagne

Alors que la campagne présidentielle bat son plein, il peut, à première vue, paraître plutôt surprenant d’écrire sur l’actualité du corpus idéologique d’un courant politique des années 70 et 80. Et pourtant, les grands axes défendus par les militants de cette tendance socialiste demeurent largement susceptibles de mobiliser la gauche actuelle, d’offrir un cap politique solide et des perspectives de victoires sérieuses contre Sarkozy et le capitalisme.

Le CERES, dirigé par Jean-Pierre Chevènement, Didier Motchane et Pierre Guidoni, a joué un rôle très important dans l’histoire du socialisme français de ces cinquante dernières années. Il a rassemblé jusqu’à 25 % des militants socialistes sur son orientation. C’est à lui que Mitterrand doit sa victoire interne lors de deux congrès décisifs pour l’orientation des socialistes : à Epinay en 1971 et à Metz en 1979. En réaffirmant l’impérieuse nécessité de l’Union de la gauche et du programme commun, le CERES a également grandement contribué à la victoire de mai 1981. En 2012, dans un contexte qui rappelle par certains aspects celui de la campagne victorieuse de Mitterrand, le CERES a encore des choses à nous apprendre.

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L’allocation-autonomie, c’est maintenant ?

 

Par Johann CESA (42)

L’allocation-autonomie est à l’heure actuelle la grande absente de la campagne présidentielle et pourtant, jamais la jeunesse n’a été autant frappée par les sales coups de la droite. Chômage, précarité, inégalité dans l’accès aux soins, au logement, salariat étudiant, stages non payés ou à peine… Les maux de la jeunesse sont connus de tous, mais aucun candidat en capacité à remporter l’élection ne propose de solutions concrètes pour y mettre fin. Les organisations politiques de jeunesse se contentent aujourd’hui de supporter leur candidat sans exiger de lui qu’il satisfasse leur revendications centrales. François Hollande fait de la jeunesse sa priorité. Elle est au cœur de son programme politique. Cependant, il préfère à l’allocation-autonomie que nous préconisons « une allocation d’études et de formation sous conditions de ressources dans le cadre d’un parcours d’autonomie », ainsi qu’un encadrement des stages« pour empêcher les abus » (proposition 39). On pourrait nous rétorquer que l’emballage importe peu et se raccrocher à l’adage « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse »… Mais la gueule de bois risque d’être douloureuse pour une bonne partie de la jeunesse si la jeune gauche politique et syndicale jette un voile pudique pendant tout la durée de la campagne sur la seule revendication qui unifie ses rangs et qui est à même de mobiliser les jeunes dans leur diversité.

 L’universalité plutôt que le saucissonnage

Il n’y a qu’une seule tranche d’âge qui ne bénéficie pas de statut : la jeunesse. Les jeunes n’ont donc droit à aucune protection sociale (à part la mutuelle pour les étudiants). Seule une fraction d’entre eux bénéficie du système des bourses. Mais ce système est tout à fait insuffisant : il faut être étudiant pour en bénéficier, ce qui ne concerne qu’une partie de la jeunesse. De plus, ces bourses dépendent des revenus des parents ; ce qui implique une dépendance des jeunes vis-à-vis de leur famille. Enfin, l’enveloppe globale attribuée à l’aide sociale étudiante ne dépend que du bon vouloir de l’État, ce qui en fait un système d’assistance au budget d’ailleurs scandaleusement insuffisant. Il s’oppose à celui que nous voulons mettre en place : un système de solidarité. Être en formation, c’est être en incapacité temporaire de travailler et d’avoir un revenu, cela correspond donc à la définition que donne la sécurité sociale d’un « risque social ».

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La droite au chevet des super-riches

A peine remise de l’exercice de haute voltige exécuté avec brio par Sarko sur la « hausse modérée » du chômage dans un pays qui ne compte pas moins de 5 millions de demandeurs d’emploi, la droite n’a pas pu s’empêcher de manifester au grand jour sa complaisance naturelle pour les milliardaires. Comme le dit le dicton, « chassez le naturel et il revient au galop ». Pour le coup, il s’est même emballé et les proches de Sarko lui ont lâché la bride sans complexe. Moment d’anthologie aujourd’hui sur BFM Business : le ministre de l’économie François Baroin, l’ex-chiraquien classé à gauche de la Sarkozie, a justifié sans fausse pudeur le bonus rondelet de 16 millions d’euros que doit toucher le patron de Publicis, Maurice Lévy. Il a présenté cet hommes d’affaires et de réseaux comme « un immense capitaine d’industrie ». Il faut en trouver des qualificatifs homériques pour justifier de tels émoluments ! « Parce que le milliardaire n’a pas récolté sans peine, il s’imagine qu’il a semé », disait Jaurès dans L’Armée nouvelle. Il oubliait de dire que la capitaliste s’imagine d’autant plus qu’il a semé qu’il dispose de laquais prompts à faire de lui un artisan besogneux…

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En Grèce, c’est notre avenir qui se décide : socialisme ou barbarie !

« Les Grecs ont pris des engagements, ils doivent les respecter scrupuleusement. Il n’y a pas le choix, le temps presse ». Cette déclaration de Sarkozy, proférée à l’issue du dernier Conseil des ministres franco-allemands, est passée inaperçue comme jamais une de ses petites phrases ne l’a été. Elle est pourtant lourde d’un sens mortifère pour les peuples d’Europe. Le petit candidat du peuple laisse en effet sous-entendre que la Grèce, en consentant à la cure d’austérité imposée par la capital franco-allemand, sera automatiquement sauvée. Or, comme le rappelle judicieusement Sonia Mitralia, membre du comité grec contre la dette, « selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques d’austérité s’avéraient efficaces à 100 %, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120 % de PIB national, c’est-à-dire au taux qui était le sien… en 2009, quand tout ce jeu de massacre a commencé » ! En somme, ce que Sarko a dit en lançant de tel propos, c’est que lui et ses acolytes s’évertuent à saigner le peuple grec absolument pour rien !

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