Vive le Québec libre et débarrassé du libéralisme !
28 mai 2012 Laisser un commentaire
Perçant enfin le mur médiatique et l’indifférence presque totale des journalistes européens trop occupés à scruter les acteurs multimillionnaires au festival de Cannes, la mobilisation des étudiants québécois est venue nous rappeler avec force que le monde actuel est une poudrière qui peut s’enflammer à tout instant.
Un mouvement qui s’inscrit dans une contestation internationale du capitalisme
Des rues de Tunis à celles de Madrid et d’Athènes, c’est une nouvelle génération qui se lève depuis plus d’un an contre le carcan capitaliste que l’on veut imposer aux peuples. Le refus des politiques « austéritaires » se manifestent aux quatre coins de la planète tant sur le plan social que politique. Indignés de la Puerta del Sol en Espagne, mouvement des 99 % aux États-Unis, grèves générales répétées en Grèce, mobilisations étudiantes au Chili : l’année qui vient de s’écouler a démontré toute la force des oppositions multiples au libéralisme. Étudiants sans avenir, chômeurs sacrifiés, ouvriers licenciés, fonctionnaires précarisés… toutes les catégories sociales ont fait les frais des politiques d’austérité qui ravagent la planète pour le compte d’une poignée d’hyper-riches. La récente défaite de Sarkozy en France et le rejet clair des partis pro-austérité en Grèce semblent confirmer que le vieux monde libéral craque de toutes parts. C’est dans ce cadre international que s’inscrit la montée en puissance du mouvement étudiant québécois où des milliers de jeunes défient le pouvoir depuis plus de deux mois.
Tout à sa haine des syndicats et de tous ceux qu’il considère comme des obstacles à sa politique de classe, le candidat de la droite a ordonné hier, lors son discours du Trocadéro, au mouvement ouvrier de laisser tomber le drapeau rouge pour servir la France ! Après sa tirade sur le « vrai travail », cette nouvelle provocation d’un Sarkozy courant derrière le FN n’est qu’une banale reprise de la rhétorique du nationalisme contre la gauche et les partageux assimilés à l’Anti-France travaillant à la ruine de notre pays. La date choisie pour cette saillie contre notre camp n’est pas un hasard, elle est lancée le 1er mai, au moment où des millions de travailleurs défilent dans le monde contre le capitalisme et l’austérité. En se réclamant du drapeau tricolore contre le drapeau rouge, Sarkozy veut accréditer l’idée que le mouvement ouvrier est, dans la nation, un corps étranger, extérieur à son histoire et sapant ses fondements. L’accusation est très grave et mérite quelques rappels historiques avant le vote décisif de dimanche contre le président des riches.



Par Johann CESA (42)





Alors que la campagne présidentielle bat son plein, il peut, à première vue, paraître plutôt surprenant d’écrire sur l’actualité du corpus idéologique d’un courant politique des années 70 et 80. Et pourtant, les grands axes défendus par les militants de cette tendance socialiste demeurent largement susceptibles de mobiliser la gauche actuelle, d’offrir un cap politique solide et des perspectives de victoires sérieuses contre Sarkozy et le capitalisme.


